Reprise du trafic sur l'axe Chivanga-Bulambika au Sud-Kivu : les usagers dénoncent des tracasseries perpétrées par les rebelles de l'AFC/M23 et les wazalendo

Les rebelles du M23 dans la ville de Bukavu
Les rebelles du M23 dans la ville de Bukavu

Le trafic routier a repris depuis le dimanche 8 février dernier sur l’axe Chivanga–Kalonge–Bulambika–Hombo, situé dans le territoire de Kalehe, en province du Sud-Kivu.

Cette reprise est perçue comme un véritable soulagement pour la population locale, après plusieurs mois de paralysie consécutifs aux affrontements récurrents entre les rebelles de l’AFC/M23 et les wazalendo, qui avaient entraîné la suspension totale de la circulation sur ce tronçon.

Actuellement, des taximen motos assurent le transport des marchandises en provenance de Bukavu vers Hombo, permettant ainsi une timide relance des activités commerciales dans la zone.

Cependant, cette reprise est déjà entachée par des tracasseries dénoncées par les usagers. Selon plusieurs témoignages recueillis, les rebelles de l’AFC/M23 auraient installé une barrière à Chivanga, où ils exigent le paiement de 50 000FC par moto pour autoriser le passage.

De leur côté, les wazalendo ont également érigé une barrière à l’entrée du parc national de Kahuzi-Biega, réclamant 30 000FC à chaque motocycliste.

Les usagers craignent que ces pratiques n’entraînent une hausse significative du coût du transport entre Bukavu et Bulambika, avec des répercussions directes sur les prix des biens de première nécessité.

Face à cette situation, les taximen motos appellent les détenteurs de ces barrières à les démanteler, estimant que ces tracasseries risquent de compromettre durablement la reprise économique de la région.

Pour rappel, l’axe Miti–Bulambika–Hombo était resté fermé au trafic pendant plusieurs mois, provoquant de lourdes conséquences économiques et sociales sur les conditions de vie des populations locales.