Affrontements meurtriers à Panu : 9 personnes déférées devant le tribunal militaire à Idiofa notamment pour terrorisme

Kuluna
Photo de la police

Neuf personnes sont poursuivies par l'auditeur militaire dans le cadre des échauffourées entre la police et les bandits à la cité de Panu, qui ont fait quatre morts et huit blessés. 8 civils sont poursuivies pour terrorisme devant le tribunal militaire de garnison de Kikwit, Kwilu, Kwango et Maï-Ndombe, qui siège en audience foraine à Idiofa depuis quelques jours.

On compte également un capitaine de la police poursuivi pour non-assistance à une personne en danger. Il lui est reproché de s'être contenté de filmer pendant que son compagnon était en train d'être décapité par les bandits, au moment des affrontements.

Les huit blessés (policiers) se sont constitués partie civile, alors qu'aucune victime civile ne s'est présentée devant le juge. Selon l'un des avocats des victimes, la nécessité de la condamnation des présumés auteurs et de la réparation justifie leur comparution.

« Nous attendons du tribunal la condamnation de tous ces présumés auteurs de terrorisme. Nous attendons qu'on répare les faits parce qu'ils ont blessé, volé et saccagé les biens de ces agents de la police qu'ils ont tués », a déclaré Toto Nkonde, membre du collectif des avocats des victimes.

Selon la version qui se consolide devant le tribunal, les affrontements entre les policiers et les bandits sont nés après l'interpellation de trois grands chefs de bandes par la police à Panu. En représailles, les jeunes se sont mobilisés pour caillasser la police et chasser tous les policiers de la cité. Des tirs de sommation nourris n'ont pas pu dissuader les bandits, jusqu'à céder aux affrontements.

Jonathan Mesa