Caricature : avec les contrôles routiers, la route devient un risque pour certains véhicules à Kinshasa

Caricature Kash/ACTUALITE.CD
Caricature Kash/ACTUALITE.CD

À Kinshasa, les contrôles routiers intensifiés ont profondément modifié la dynamique de la mobilité. Chaque jour, de nombreux axes se retrouvent partiellement désertés par les bus, taxis-bus et véhicules privés. Cette situation, qui trouve son origine dans l’application rigoureuse des contrôles administratifs par les autorités provinciales, ralentit considérablement l’activité économique et sociale de la capitale.

Permis de conduire, assurance, vignette et contrôle technique sont systématiquement exigés, dans une logique officielle d’assainissement du secteur et de renforcement de la sécurité routière. Toutefois, la fréquence et la rigidité de ces contrôles, souvent perçues comme punitives, ont créé un climat de tension et de peur parmi les conducteurs.

Face à ce contexte, de nombreux propriétaires de véhicules, qu’ils soient chauffeurs de transport en commun ou simples particuliers, ont fait le choix le plus difficile de laisser leurs véhicules à la maison. Pour eux, circuler signifie s’exposer à des amendes, à des immobilisations de véhicules ou à des coûts administratifs qu’ils jugent insoutenables. Par prudence et par contrainte économique, ils préfèrent renoncer temporairement à travailler ou à se déplacer plutôt que de risquer une arrestation.

Les conséquences pour la population sont telles que les arrêts sont surchargés, les véhicules encore en circulation imposent des tarifs plus élevés.