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Photo ACTUALITE.CD

Nommé secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) par Jean-Marc Kabund, Augustin Kabuya Tshilumba s’est prononcé sur la crise de leadership au sein de cette formation politique. Il est contre la présidence à trois préconisée par Victor Wakenda, président de la Convention Démocratique du Parti (CDP), et Jacquemain Shabani, président de la Commission électorale permanente (CEP).

« Il n’y a pas une structure au sein de l’UDPS qui s’appelle "le président du parti". Il y a un organe qu’on appelle "présidence du parti". Dans cet organe, vous allez trouver le président, le secrétaire général, les secrétaires nationaux, le trésorier, etc. Quand vous allez plus loin vous allez trouver que, dans nos textes, il est prévu qu’au début de chaque mois, le président du parti convoque la réunion de la présidence. S’il est empêché, c’est le secrétaire général qui le fait et cela se fait automatiquement. Pourquoi au moment où le président est empêché on ne demande pas à ce directoire de se réunir pour convoquer cette réunion », a-t-il dit dans une interview à ACTUALITE.CD

Il n’a pas la même lecture de l’article 26 des statuts de l’UDPS que Victor Wakenda et Jacquemain Shabani.

Article26
Article 26

« Ceux qui brandissent l’article 26, c’est peut-être par ignorance. Cet article est indiqué dans un contexte bien précis : empêchement ou disparition définitive du président. Or, au stade actuel le chef de l’Etat n’est pas empêché définitivement. Nous ne pouvons pas lui ravir ce que le congrès lui avait donné », a-t-il ajouté.

Pour lui, l’enjeu actuellement devrait être la préparation des élections de 2023.

« Nous disons aux amis que l’heure n’est pas à la distraction. Qu’ils reviennent à la raison pour qu’on se prépare aux échéances électorales de 2023. Si vous rentrez dans le passé, vous verrez que ce sont les mêmes personnes qui disaient que Jean-Marc Kabund n’avait pas qualité pour convoquer le congrès. Et malgré cela, on a organisé un congrès qui a permis d’élire un président qui est aujourd’hui à la tête du pays »

Contexte

Fin avril, constatant que Félix Tshisekedi, président du parti, élu pour 5 ans au congrès extraordinaire de mars 2018, est constitutionnellement mis en disponibilité pour cause d’incompatibilité des fonctions, la Convention démocratique du parti (CDP) avait mis en place une présidence à trois, citant l’article 26 des statuts de l'UDPS. Ainsi, Félix Tshisekedi était élevé au rang de Haute autorité politique de référence du parti, avec droit de regard consultatif sur les directives du nouveau directoire.

Victor Wakenda, président de la CDP, et Jacquemain Shabani, président de la Commission électorale permanente (CEP), tentent de convaincre Jean-Marc Kabund, qui s'oppose à cette présidence à trois.

Cette crise avait provoqué notamment des heurts à la permanence du parti présidentiel, le 8 mai. Deux blessés avaient été admis à la Clinique Bondeko, dans la commune de Limete.