La Prix Émilie‑Flore Faignond (PEFF 2026) a dévoilé ses 11 finalistes pour sa quatrième édition, parmi lesquels trois femmes : Ketsia Mavinga, Myra Dunoyer Vahighene et Ajabu de Noëlla Katham.
Ces auteures offrent chacune un regard singulier sur la société congolaise et sur des expériences personnelles qui méritent d’être entendues.
Ketsia Mavinga: les histoires rencontrées à raconter
Ketsia Mavinga vit avec un handicap et puise dans son expérience personnelle pour nourrir son écriture. Dans son livre, elle explore la manière dont les préjugés et les moqueries ont façonné son parcours, en mêlant récit intime et réflexion sur l’inclusion sociale. Son travail met en lumière la résilience et la dignité des personnes confrontées à des obstacles quotidiens, tout en invitant le lecteur à questionner les stéréotypes.
Myra Dunoyer Vahighene: ceux qu’on ne sauvera pas
Myra Dunoyer Vahighene propose dans son ouvrage une réflexion sur les dilemmes moraux et les fractures sociales. À travers ses personnages, elle aborde les tensions et les choix complexes auxquels sont confrontés les individus dans des contextes difficiles, offrant ainsi un regard critique et nuancé sur la société congolaise.
Ajabu de Noëlla Katham: Ajabu
Ajabu de Noëlla Katham s’attache à raconter la vie quotidienne à Kinshasa. Son roman mêle observations sociales et introspection personnelle, explorant les relations humaines et les réalités de la capitale. Son écriture reflète la complexité de la vie urbaine tout en donnant voix à des expériences individuelles souvent méconnues
Le Prix Émilie‑Flore Faignond, organisé par le collectif Bookutani, récompense les jeunes écrivains congolais et valorise la création littéraire locale. Doté d’une récompense de 1 000 dollars américains, il est attribué tous les deux ans et rend hommage à l’écrivaine Émilie‑Flore Faignond.
Lors de la troisième édition en 2024, l’auteur Marc Kanyinda avait été couronné pour son recueil de nouvelles l’implacable Kinshasa, reconnu pour sa capacité à traduire les paradoxes et l’énergie de la vie kinoise.
Nancy Clémence Tshimueneka