Caricature : les contrôles routiers redessinent la circulation à Kinshasa 

Caricature Kash/ACTUALITE.CD
Caricature Kash/ACTUALITE.CD

À Kinshasa, les contrôles routiers rythment désormais le quotidien de la ville et pèsent durablement sur la mobilité urbaine. Presque chaque matin, les grands axes se vident partiellement de leurs bus, taxis-bus et taxis, forçant des milliers d’habitants à parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leur lieu de travail ou d’études. Cette situation, devenue récurrente, ralentit la capitale et transforme les trajets ordinaires épreuves d’endurance.

À l’origine de cette paralysie progressive se trouvent les contrôles stricts imposés par les autorités provinciales. Les agents exigent systématiquement la présentation de documents réglementaires : permis de conduire, assurance, vignette et contrôle technique. Ces vérifications, appliquées de manière continue, visent à assainir le secteur des transports et à renforcer la sécurité routière, mais leur mise en œuvre brutale a des répercussions immédiates sur la circulation.

Face à la pression constante et aux coûts liés à la mise en conformité, de nombreux chauffeurs préfèrent garder leurs véhicules hors de la route. Pour eux, le risque d’amendes répétées et les dépenses administratives sont devenus difficiles à supporter sur la durée. Ce retrait progressif réduit fortement l’offre de transports en commun et accentue le déséquilibre entre la demande des usagers et les moyens disponibles.

Dans ce contexte, la vie quotidienne des Kinois reste perturbée. Les arrêts de bus sont souvent bondés, les rares véhicules encore en circulation augmentent leurs tarifs, et l’incertitude s’installe quant à une amélioration rapide de la situation.