Kinshasa-Paris: signature du deuxième protocole d’entente pour renforcer une croissance inclusive en vue d’un accompagnement de la RDC sur la voie de l’émergence à l’horizon 2030

Signature du deuxième protocole d’entente entre RDC et France
Signature du deuxième protocole d’entente entre RDC et France

La République démocratique du Congo et la France ont décidé de renforcer, une nouvelle fois, leur partenariat en signant le lundi 2 février à Kinshasa, un deuxième protocole d’entente, en présence de la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba, et de Éléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger.

Cet accord s’inscrit dans la continuité du partenariat engagé depuis 2021, qui a permis de mobiliser plus de 550 millions d’euros en faveur de projets structurants. Il vise à promouvoir une croissance inclusive et à accompagner la RDC sur la voie de l’émergence à l’horizon 2030. Aligné sur les priorités nationales, notamment le PNSD 2024-2028, le programme soutenu par le FMI et la transition écologique, ce partenariat couvre des secteurs clés tels que l’énergie et les infrastructures, l’éducation et la formation, la santé publique, la culture et l’entrepreneuriat, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD).

"Un partenariat qui, au cours des quatre dernières années, a permis à la France de contribuer durablement au développement de ce pays, et c’est une fierté pour nous de pouvoir signer un nouveau protocole pour les quatre années à venir. Le protocole signé en 2021 avait permis le décaissement de plus de 500 millions d’euros. C’est une somme importante, mais au-delà du montant investi, au-delà de l’apport financier, ce qui compte, c’est que ce partenariat s’inscrit dans des priorités qui sont des priorités pour la France et pour la RDC", a déclaré Éléonore Caroit.

Elle a rappelé que l’équipe, composée de l’AFD, de Proparco et d’Expertise France, est au service de cet agenda partagé : un agenda de développement au service des peuples et de la prospérité, mais aussi d’un développement durable intégrant la question du changement climatique, et permettant le développement des populations, y compris dans les environnements forestiers, offrant ainsi de nombreuses perspectives et opportunités de projets.

"C’est un projet  envisagé entre la France et la RDC, une volonté de continuer à être ce partenaire fiable qui s’inscrit dans la durée et qui n’a cessé de démontrer son attachement à la République démocratique du Congo. Pour les quatre prochaines années, nous souhaitons continuer cette coopération fructueuse, porteuse de projets d’avenir, en faveur des peuples, qui répond à cet agenda partagé et à ce véritable partenariat entre la France et la RDC", a affirmé la ministre déléguée de la France

Du côté de la République démocratique du Congo, la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba, estime que cette signature marque une étape importante dans le renforcement de la coopération RDC–France, au service de résultats concrets et durables visant l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon elle, la conclusion de cet accord témoigne du leadership éclairé qui engage les deux pays en faveur du renforcement d’un partenariat ancien et solide entre la RDC et la République française.

"Cet accord marque une étape déterminante dans la consolidation de la coopération bilatérale entre nos deux pays, en particulier dans des secteurs structurants de développement durable. Il témoigne une fois de plus de la confiance mutuelle et de la convergence des vues entre nos deux pays sur les priorités économiques et institutionnelles. Nous saluons ici la contribution déterminante de notre ministère, le ministère des Finances, dans la conduite de ce processus, et réaffirmons notre entière disponibilité à accompagner la mise en œuvre diligente et efficace des engagements souscrits dans l’intérêt supérieur de la nation. Soyez assurés que la RDC est déterminée, pour les quatre prochaines années, à travailler en étroite collaboration avec l’AFD pour poursuivre des projets qui ont déjà commencé depuis plusieurs années", a-t-elle rassuré.

Présente en RDC depuis 1976, l’Agence Française de Développement (AFD) a suspendu ses activités entre 1991 et 2004 en raison des crises politiques, avant de revenir avec un modèle centré sur des projets subventionnés. En 2013, la signature du premier Contrat de Désendettement et Développement (C2D) de 106,4 M€ a marqué une étape importante.

Depuis 2019, le partenariat renforcé entre la France et la RDC a permis une nette accélération des activités du Groupe AFD : signature d’un deuxième C2D de 64,9 M€ en 2019, hausse du volume de subventions (x 5 depuis 2018), reprise des prêts souverains concessionnels en 2022, ouverture d’un bureau Expertise France en 2022 et développement des activités de Proparco. Ces activités sont encadrées par un Protocole d’entente, signé en décembre 2021, visant un niveau d’engagement du Groupe de 500M€ sur la période 2022-2025. A la fin de l’année 2024, cette cible avait déjà été dépassée avec un niveau d’engagement cumulé atteignant 558M€.  

Le Groupe AFD soutient la RDC dans sa volonté de promouvoir un développement économique et social inclusif et durable.

À lire : RDC: l'AFD s'engage à investir 500 millions d'euros d'ici 2025

Clément MUAMBA