Les activités humanitaires sont fortement perturbées par la coupure des réseaux de communication depuis plus d’une semaine dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Cette situation complique sérieusement la mise en œuvre des interventions en faveur des populations vulnérables.
Selon plusieurs sources humanitaires locales, il est devenu presque impossible d’effectuer des assistances en cash, de transmettre les rapports d’activités, d’identifier correctement les bénéficiaires ou encore de lancer des alertes sur les mouvements de populations à travers le territoire.
Jackson Mbula, secrétaire exécutif du Cadre de Paix pour la Réconciliation et la Justice, une organisation humanitaire basée à Rutshuru, exprime une vive inquiétude face à cette situation. Il estime que l’absence de communication constitue un sérieux frein aux actions humanitaires, surtout dans un contexte marqué par des déplacements massifs de populations et une forte dépendance à l’aide humanitaire.
« Sans réseau, nous ne pouvons ni coordonner nos équipes sur le terrain, ni communiquer avec nos partenaires, encore moins assurer le suivi des bénéficiaires. Cela met en danger l’efficacité et la transparence de nos interventions », déplore-t-il.
Les humanitaires appellent ainsi les autorités compétentes à rétablir urgemment les réseaux de télécommunication afin de permettre la poursuite normale des activités d’assistance et de protection des populations affectées par la crise.
Pour rappel, depuis plus d’une semaine, la communication téléphonique est perturbée voire coupée dans une vaste partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.