Au Maniema, les enseignants de la sous-division de EDUC-NC Lubutu ont dénoncé, ce mardi 3 février 2026, la vente jugée « irrégulière » d’une portion de terre appartenant à un patrimoine éducatif public et annoncent un mouvement de grève à compter de ce mercredi 4 février.
Dans une correspondance adressée à l’administrateur du territoire de Lubutu, l’intersyndicale des enseignants exprime son profond mécontentement face à ce qu’elle qualifie « d’atteinte grave aux biens du secteur éducatif ». Selon ce document, la portion de terre concernée aurait été vendue par des personnes « non autrement identifiées ».
Les enseignants estiment que cette situation compromet non seulement l’avenir du patrimoine scolaire, mais viole également les principes de bonne gouvernance et de protection des biens publics. Ils pointent du doigt l’implication présumée de certains vendeurs et complices non cités, qu’ils exigent de voir traduits en justice.
Face à cette situation, l’intersyndicale annonce une grève générale sur toute l’étendue du territoire de Lubutu. Ce mouvement de protestation, se poursuivra jusqu’à ce que les autorités territoriales prennent des mesures concrètes, notamment l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette vente et de situer les responsabilités.
Les enseignants exigent également que la justice soit rendue conformément à la loi, afin que les auteurs de ces actes répondent de leurs faits et que les dispositions constitutionnelles soient respectées.
En attendant une réaction officielle de l’administration territoriale, cette annonce de grève fait craindre une paralysie du système éducatif à Lubutu où les écoles privées n'existent quasiment pas.
Gaston MUKENDI, à Kisangani