RDC : les rebelles de l’AFC/M23 attaquent l’armée à Mpombi et Iteya, des agglomérations verrous de la cité de Pinga

Pinga sur la carte du Nord-Kivu
Pinga sur la carte du Nord-Kivu

Des violents combats opposent, depuis la matinée de ce mercredi 21 janvier 2026, les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par les wazalendo dans les agglomérations de Mpombi et Iteya, situées dans le groupement Kisimba (territoire de Walikale), au Nord-Kivu.

Selon les informations d’ACTUALITE.CD, les rebelles ont lancé des attaques simultanées contre les positions de l’armée à partir de 10 heures locales. Des détonations d’armes lourdes et légères retentissent dans la zone, plongeant la population dans une vive psychose.

Le secrétaire administratif du groupement Kisimba, Lavie Changwi, confirme à ACTUALITE.CD les affrontements et indique que des civils ont été contraints de fuir leurs habitations pour se réfugier dans la forêt afin de se mettre à l'abri des violences armées.

« Mpombi et Iteya constituent l’un des principaux verrous pour la protection de la cité de Pinga. La situation est très préoccupante car les échanges de tirs sont intenses », a-t-il déclaré à ACTUALITE.CD.

Les agglomérations de Mpombi et Iteya sont tenues par les FARDC, appuyées par les wazalendo, dans une zone montagneuse surplombant Pinga, dans le cadre de la défense de cette cité stratégique dans la région.

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte sécuritaire déjà fragile. En décembre 2025, la notabilité du groupement Kisimba avait alerté les autorités sur le renforcement des positions rebelles à Mpety, considéré comme le principal bastion de la rébellion de l’AFC/M23 dans la zone autour de Pinga. Selon ces alertes, les rebelles préparaient des offensives visant directement la cité de Pinga.

Début janvier 2026, les rebelles ont tenté de s’emparer de Mpombi et Iteya, avant d’être repoussés par l’armée congolaise jusqu’à Mpety, leur base arrière.

Après les attaques simultanées de ce mercredi, aucun bilan officiel n’a été communiqué jusqu’ici. La situation reste toutefois tendue et imprévisible dans les zones de combats autour de Pinga.