Tuberculose : recrudescence des cas due à la rupture de médicaments dans la zone de santé de Masisi 

Un comprimé de paracétamol
Un comprimé de paracétamol

La zone de santé de Masisi, au Nord-Kivu fait face à une augmentation préoccupante des cas de tuberculose. Au moins 344 cas ont été enregistrés depuis le début de l’année 2025, selon les chiffres communiqués à ACTUALITE.CD par Flory Kubuya, infirmier superviseur à l’hôpital général de référence de Masisi.

D’après ce responsable sanitaire, le processus de prise en charge des patients atteints de la tuberculose est actuellement gravement compromis en raison d’une rupture de médicaments antituberculeux.

"Tout patient qui arrive à l’hôpital avec une toux persistante, un amaigrissement ou des sueurs nocturnes est immédiatement considéré comme un cas suspect de tuberculose. Il est orienté vers le laboratoire pour un examen des crachats afin de confirmer le diagnostic", explique Flory Kubuya.

Cependant, malgré la poursuite des activités de dépistage, la prise en charge thérapeutique reste problématique.

"Nous continuons à diagnostiquer les malades, mais nous n’avons pas de médicaments pour les traiter. Certains patients testés positifs passent jusqu’à deux mois sans traitement faute d’intrants", déplore-t-il.

Cette situation expose la population à un risque élevé de propagation de la maladie, la tuberculose étant hautement contagieuse lorsqu’elle n’est pas traitée à temps.

Face à cette urgence sanitaire, l’infirmier superviseur lance un appel au Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), ainsi qu’aux partenaires humanitaires et sanitaires afin de renforcer l’approvisionnement en médicaments et ainsi sauver des vies.

Cette pénurie de médicaments est directement liée à la crise sécuritaire persistante dans le territoire de Masisi, qui perturbe l’acheminement d’intrants médicaux depuis le mois de février de l’année dernière jusqu’à ce jour, selon les sources médicales.

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