Ados Ndombasi propose l’organisation d'un conclave de l’opposition et tire la sonnette d’alarme contre les "dérives" de Tshisekedi

le député national Ados Ndombasi/Ph. ACTUALITE.CD

Ados Ndombasi, opposant politique et ancien député national, a lancé un appel à l’unité de l’opposition face au régime de Félix Tshisekedi. Dans un message adressé aux leaders et membres de l’opposition, Ndombasi invoque un adage africain : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Selon lui, une opposition divisée et sans stratégie claire représente une « terre fertile pour la pérennisation du régime actuel ». Il rappelle que l’histoire politique démontre sans ambiguïté comment une fragmentation interne favorise la consolidation d’un pouvoir refusant l’alternance démocratique, un scénario qu’il juge inacceptable pour le peuple congolais.

Revenant sur les événements passés, Ndombasi évoque la « fraude électorale massive » de 2018, dont « les conséquences néfastes persistent encore aujourd’hui ». Il pointe du doigt l’incapacité de l’opposition, deux ans plus tard en Afrique du Sud, à s’accorder sur un candidat commun lors des discussions de Johannesburg en 2023.

« Au-delà de la magouille électorale orchestrée par la CENI, le manque d’organisation de l’opposition a offert un boulevard à Monsieur Félix Tshisekedi », déclare-t-il. Pour Ndombasi, qui s’exprime au nom d’Alternative 2028, ces erreurs risquent de se répéter en 2028 si rien n’est fait, transformant l’opposition, dit-il, en complice involontaire d’une nouvelle mascarade électorale.

L’ancien député appelle ainsi à un sursaut collectif, au-delà des égos et des querelles personnelles. Il propose l’organisation immédiate d’un « conclave de l’opposition à Kinshasa » pour définir une vision commune, une stratégie partagée et des mécanismes d’action crédibles.

Ndombasi s’adresse également aux évêques de la CENCO et de l’ECC, saluant leur engagement pour un dialogue national, mais les avertissant qu’un tel processus avec une opposition divisée ne servirait que des intérêts individuels. « Un dialogue engagé avec une opposition totalement divisée ne servira ni la démocratie ni le peuple congolais », insiste-t-il, plaidant pour des préalables comme la paix, l’unité territoriale et des élections crédibles en 2028.

Critiquant vertement le régime en place, Ndombasi dénonce l’intensification de la répression : arrestations, tortures et muselage des voix dissidentes, en violation de la Constitution. « Monsieur Tshisekedi, sa horde et ses sbires enfreignent insolemment la loi, redonnant une place de choix à la dictature », affirme-t-il, prenant la communauté internationale à témoin. Face à cette dérive autoritaire, il exhorte l’opposition à se coordonner et à mobiliser sur le terrain, en descendant dans la rue si nécessaire, pour porter une réponse collective et déterminée.

Ados Ndombasi martèle que l’heure n’est plus aux hésitations ni aux calculs solitaires. « Soit l’opposition congolaise se ressaisit, s’unit et assume pleinement sa responsabilité historique, soit elle portera devant l’Histoire la lourde charge d’avoir laissé le pays sombrer », prévient-il. Pour lui, l’unité n’est plus une option, mais une « urgence nationale », essentielle pour éviter que le Congo ne paie le prix d’une gouvernance « toxique » pendant des décennies.