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Trois faits à retenir du processus de désignation des délégués des confessions religieuses à la CENI
Dimanche 1 août 2021 - 15:56
Les chefs des confessions religieuses/Ph. droits tiers

1. Vendredi 23 juillet 2021, les Chefs des Confessions religieuses ont signé un communiqué conjoint pour dénoncer des abus des pouvoirs, à la suite des intimidations, menaces et tentatives de corruption dont était victimes certains Chefs des Confessions religieuses en vue de voter pour le candidat soutenu par plusieurs personnalités du pouvoir en place. Visiblement, ce communiqué visait le candidat Denis KADIMA car, depuis le mois de juin, les mouvements citoyens et plusieurs médias avaient déjà dénoncé cette dérive. Le fait que les six Confessions se soient encore mis en bloc pour imposer le candidat KADIMA traduit le fait qu’elles n’avaient pas pu résister à l’ouragan et avaient cédé à la pression et aux intimidations susmentionnées.

2. Il ressort de l’article 10, point 3, de la Loi Organique de la CENI 3 conditions pour être considérée éligible à présenter les candidats pour les postes qui reviennent aux Confessions religieuses :

  1. Avoir l’existence juridique ;
  2. Avoir une existence effective sur le terrain ;
  3. A voir une expertise et une expérience avérée en matière électorale.

Cette disposition ne concerne pas les candidats, elle vise les Confessions religieuses ainsi que les Organisations de la Société civile et les conditions d’éligibilité qu’elle décline sont cumulatives (pas sélective). Il sied aussi de noter que la CIME n’est pas une Confession religieuse ; donc, elle n’est pas partie prenante au processus de désignation. La CIME est un cadre de concertation entre les Confessions religieuses et la CENI. Il découle donc de la lecture de cette disposition ce qui suit :

  • Les 6 Confessions peuvent tenter de justifier leurs existences juridiques ;
  • Elles peuvent essayer d’expliquer leurs existences sur terrain ;
  • Les 6 Confessions religieuses n’ont pas d’expertise et d’expérience avérée en matière électorale.

En effet, dans ce pays, l’Eglise kimbanguiste n’a pas publié un seul rapport d’observation électorale ; elle n’a jamais conduit un programme d’éducation civique. D’ailleurs, sa Doctrine sociale lui interdit de s’intéresser à cette question qu’elle considère comme étant « politique ». De ce fait, elle ne répond pas au critère et n’est pas éligible pour présenter un candidat.

Il est pareil pour les 5 autres Confessions religieuses. A quel moment de l’histoire de la RD Congo a-t-on vu ou entendu l’Union des Eglises indépendantes, l’Armée du Salut, la COMICO (musulmans) ou l’Eglise Orthodoxe faire l’observation électorale ou l’Education électorale dans ce pays ? A quel moment de l’histoire a-t-on vu ou entendu l’Eglise de réveil, avec ses vicissitudes, posséder une expertise et expérience avérée en matière électorale. Donc, les 6 Confessions précitées ne sont éligibles ni pour présenter un candidat, moins encore pour participer au processus de désignation.

Par ailleurs, il est prouvé et reconnu que la CENCO possède une expertise et une expérience avérée sur les questions électorales, à travers son organe technique « la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP/CENCO) :

  • Médiation : Conférence Nationale Souveraine, avec feu Cardinal MONSENGWO, d’heureuse mémoire, où la question électorale étaient parmi les préoccupations majeures pour consacrer le multipartisme. Le Dialogue global et inclusif du Centre interdiocésain de Kinshasa qui a facilité l’alternance à la tête du pays, entre autres.
  • Education civique et électorale : Depuis 2003, la CENCO a mis en place un programme permanent d’Education à la citoyenneté responsable. Il a régulièrement bénéficié du financement de l’Union Européenne, des USA (USAID), du Canada, de la, Suède, etc. La CENCO dispose d’une grande documentation et autres outils quant à ce. Elle est une référence au Congo sur cette matière.
  • Observation électorale : la CENCO à observé efficacement les trois, derniers cycles électoraux. Son dernier rapport d’observation a impulsé l’alternance au somment de l’Etat. Sur cette matière, la Mission d’observation électorale de la CENCO reste la première référence parmi les Organisations locales.

3. En date du vendredi 30 juillet 2021, toutes les Confessions religieuses ont signé un rapport de fin des travaux qui atteste qu’il n’y a eu ni consensus ni vote. Celui-ci a été déposé auprès du Bureau de l’Assemblée nationale. Le fait pour les 6 de signer un PV où elles désignent les Représentants des Confessions religieuses à la CENI relève d’une tricherie. Par conséquent, leur PV devrait être rejeté, peut-on conclure.

 

 

                                                                           

 

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