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« Sans les Alliés, le PALU n'aurait jamais atteint le seuil électoral qui lui confère le poids » (Elvis Mutiri)

Mercredi 14 août 2019 - 13:52
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Elvis Mutiri wa Bashara, l'un des trois cadres du regroupement politique PALU (Parti Lumumbiste Unifié) et Alliés, suspendus, mardi dernier, pour « boulimie », dit ne pas reconnaître à Gizenga Lugi, président du regroupement, le pouvoir de sanction.

« D'abord, il faut savoir que notre alliance repose sur un acte constitutif qui crée le regroupement PALU et Alliés. Et dans notre acte constitutif, les articles 11 et 16 ne donnent pas au président le pouvoir de prendre seul des si graves décisions. C'est le conseil national, qui est l'organe suprême, qui peut sanctionner. Et parlant de la sanction, l'article 22 de notre acte ne prévoit aucune sanction qui s'appelle suspension à durée indéterminée, il ne se retrouve pas », précise-t-il à ACTUALITE.CD.

Mardi dernier, Gizenga Lugi, président du regroupement PALU et Alliés, a décidé de suspendre, pour une durée indéterminée, Thomas Lokondo, Elvis Mutiri et Yaceinte Lumumba, respectivement du conseil national et du bureau exécutif du regroupement. Il les accuse d'avoir entrepris des actions isolées créant la confusion et compromettant les objectifs du regroupement, en demandant au coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) de ne pas considérer la liste des ministrables transmise par le président du regroupement.

Pour Elvis Mutiri, le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) doit respecter ses alliés, sans lesquels il n'aurait jamais atteint le seuil électoral qui donne le droit d'éligibilité aux postes ministériels.

« Parlant de boulimie, il parle du poids du PALU au sein du regroupement. Ce poids lui est donné par le seuil électoral. Et c'est ce seuil qui lui a donné l'éligibilité aux postes ministériels à l'intérieur du FCC. Sans les alliés, le PALU n'aurait jamais atteint ce seuil. Alors, qui a la boulimie ? Est-ce les alliés qui ont apporté le seuil et qui par voie de solidarité ne sont pas consultés ? Ou c'est le PALU qui, en alliance avec ses alliés qui lui ont apporté le seuil, ne veut pas absolument exercer son obligation de solidarité ? Pourquoi le président du regroupement n'a pas transmis sur la liste (des ministrables, Ndlr) les noms des alliés ? », s'interroge Elvis Mutiri, vice-président du regroupement PALU et Alliés.

M. Mutiri, député national, élu de Goma, signale que le conseil national du regroupement devrait se réunir pour donner la suite à cette affaire. Entre-temps, il dit ne pas craindre l'explosion du regroupement politique PALU et Alliés dont il reste, d'après lui, membre.

Claude Sengenya