Haut-Uele: plus de 70 déplacés internes vivent dans des conditions humanitaires alarmantes à Watsa

Des déplacés vivant dans des conditions humanitaires précaires à Watsa
Des déplacés vivant dans des conditions humanitaires précaires à Watsa

Des personnes, plus de septante, ayant fui les atrocités des miliciens dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, survivent dans des conditions humanitaires extrêmement précaires au village Bogoro 2, dans le groupement Maba, territoire de Watsa.

Moïse Bisimwa, inspecteur des Affaires sociales en territoire de  Watsa, qui s’est rendu sur place ce jeudi 5 février pour une mission d’évaluation, rapporte que ces sinistrés manquent presque de tout. Composés majoritairement de femmes et d’enfants, ils sont provisoirement hébergés dans la concession du chef de groupement.

« La situation est catastrophique. Les mamans n’ont pas de sécurité, elles boivent de l’eau sale, et il n’y a pas d’école pour les enfants. Cependant, le chef de groupement a tout de même fait l’essentiel : il a mis sa concession à la disposition et a commencé la construction d’une école, qui ne compte actuellement que quatre salles de classe. Les habitants vivent dans des conditions humanitaires vraiment déplorables. Certains, plus débrouillards, commencent à cuire des braises pour survivre et continuent à ramasser des patates douces dans la forêt. Ils sont venus de Bahema Nord, en Ituri », a-t-il indiqué. 

Face à cette situation, l’inspecteur Moïse Bisimwa lance un appel urgent aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour apporter une assistance en vivres et en biens de première nécessité.

La situation reste critique et la prise en charge rapide de ces déplacés internes est indispensable pour éviter une aggravation de leurs conditions de vie.

Joël Lembakasi