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RDC : La mutation « d’Ensemble pour le changement » en parti politique gênerait-elle certains proches de Katumbi ?

Mercredi 15 mai 2019 - 19:08
Image d'illustration

Moise Katumbi Chapwe a annoncé le 7 mai dernier son intention de transformer sa plateforme « Ensemble pour le changement » autrefois en vocation électorale, en parti politique dès son retour au pays. Mais depuis cette annonce faite dans une interview à RFI et France 24 semble « gêner » certains alliés de l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga.

Une semaine après la sortie médiatique de Moise Katumbi, André Claudel Lubaya, président de l’Union démocratique africaine (UDA) Originelle et Delly Sessanga, président de l’Envol, tous membres effectifs d’Ensemble pour le changement ont « urgemment » fixé l’opinion.

« Concernant Ensemble pour le Changement, cadre de concertation politique jadis à des fins de stratégie électorale, nous nous en tenons à l’esprit de sa charte constitutive signée à Johannesburg en mars 2018 et qui préserve l’autonomie juridique des partis membres », ont-ils précisé dans une déclaré conjointe datée du 13 mai.

Réunis à Johannesburg en mars 2018, des partis politiques, mouvements, associations ainsi que des personnes indépendantes avaient adhéré à la plateforme afin de « mettre en commun leurs efforts pour présenter des candidats à tous les niveaux et gagner les prochaines élections ».

Bien que les échéances électorales étant dépassées, M. Katumbi se montre déterminé à « réorganiser » Ensemble pour le changement après une rencontre avec ses « partenaires ».

« Ce que vous voyez au niveau d’Ensemble, on l’a vu à l’UDPS quand le président Etienne Tshisekedi était en Europe, on l’a vu aussi au MLC… Je peux vous donner un exemple dans un contexte qui n’est pas politique : depuis que je suis parti [Ndlr : à l’exil], mon équipe de football TP Mazembe n’a pas remporté la coupe de la ligue de champions. Il faut la présence physique. Je rentre pour réorganiser Ensemble, il y aura une très grande réunion avec les partenaires. Et quand nous allons transformer Ensemble à un très grand parti politique, nous allons nous mettre d’accord. Il y a des gens qui viendront, il y a des gens qui partiront et c’est ça la politique, c’est ça la démocratie », a tranché le patron du TP Mazembe en conférence de presse mardi 14 mai à Bruxelles.

La plateforme Lamuka divise?

Lubaya et Sessanga ont rappelé qu’ils n’ont jamais fait partie de Lamuka déjà sous son ancienne configuration et même l’actuelle.

« La transformation de la plateforme électorale Lamuka en plateforme politique, structurée autour de certains membres de l’opposition pris chacun « intuitu personae » n’a pas entraîné une modification de notre engagement politique, qui demeure en dehors de Lamuka ; n’ayant, au demeurant, jamais appartenu à cette plateforme électorale ni participé à ses activités, nous n’en faisons pas non plus partie, même sous sa nouvelle forme », ont précisé les présidents de UDA Originelle et de l’Envol dans la même déclaration.

Cette prise de position « stricte » de ces députés élus du Kasaï Central avait d’ailleurs encouragé Jean Claude Mvumba, un autre « soutien » de Katumbi à donner un ultimatum de 24 heures à Lubaya et Sessanga à se retirer d’Ensemble pour le changement.

« Nous devons être responsables. Nous avons transformé Lamuka qui était une plateforme électorale en plateforme politique de l’opposition. Je reste constant à ce que je suis en train de faire. Pour moi l’important c’est de voir le développement de notre pays. Quand je rentre il y a beaucoup de choses que je dois faire. Je dois faire d’abord le safari, réorganiser Ensemble pour le changement et installer Lamuka dans tout le pays. Pour nous le plus important, nous sommes dans Lamuka parce qu’elle est devenue une plateforme politique », a martelé Moïse Katumbi Chapwe qui répondait à la question d’un journaliste.

M. Katumbi a annoncé son retour au pays pour le 20 mai prochain, après trois ans d’exil. Il a prévu également le « safari » à travers le pays afin, dit-il, de « consoler le peuple congolais qui a trop souffert ».

Plamedie Mayamba et Sandra Yowa

 

 

 

 

 

 

 

 

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