Baudouin Mayo, Secrétaire Général de l'UNC et membre de la coalition CACH

A l'issue des élections des sénateurs, remportées en majorité par le Front Commun pour le Congo (FCC), Jean-Baudouin Mayo Mambeke, cadre de la coalition Cap pour le Changement (CACH), reconnaît l'échec de sa plateforme électorale.

Contacté par ACTUALITE.CD, Mayo Mambeke avoue que l'échec de CACH aux sénatoriales se profilait déjà à l'issue des législatives provinciales du 30 décembre 2018.

"Mais vous connaissez les résultats des élections provinciales du 30 décembre dernier. C'est le FCC qui a été proclamé élu partout. Alors quel miracle voulez-vous qu'on fasse (...) Les résultats auxquels nous avons assisté aujourd'hui sont les reflets des résultats des élections du 30 décembre 2018. Il n'y a pas de surprise. Donc il ne faut pas les regarder en terme de CACH ou de FCC. C'est des élections qu'on a perdues depuis le 30 décembre 2018 ", a expliqué le secrétaire général de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti membre de CACH, plateforme présidentielle.

Mayo Mambeka déplore, par ailleurs, des cas de corruption pendant les élections des sénateurs. Il appelle à la révision du mode de scrutin dans les Assemblées provinciales.

"Même là où nous pouvions avoir un sénateur, cela n'a pas été possible parce que la corruption a joué. Aussi, vous avez certainement vu beaucoup de candidats se retirer en décrivant la corruption. Je crois qu'il faut une réflexion profonde sur le sénat et les élections des gouverneurs des provinces. Il faut se demander si ça doit toujours rester des élections au second degré. Ou que ce soit au suffrage universel direct. Aussi on doit se demander si sans ces institutions le pays ne peut pas marcher. Il faut qu'on y réfléchisse pour trouver des solutions idoines", a ajouté Mayo Mambeke.

Dans plusieurs provinces, les candidats du FCC ont remporté, ce vendredi 15 mars, les plus de sièges à l'occasion des élections sénatoriales.

Stanis Bujakera Tshiamala

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