RDC : face à une délégation de la SADC, le FCC clarifie sa position et insiste sur la présence de l’opposition au sein de la CENI

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Le Front Commun pour le Congo (FCC) a pris part samedi à une réunion cruciale avec une délégation de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) qui effectue une mission officielle à Kinshasa. Au cœur des discussions, se trouvait le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC). Le FCC a profité de cette opportunité pour réitérer ses préoccupations majeures relatives au processus électoral.

Plusieurs personnalités de premier plan du FCC, parmi lesquelles Emmanuel Shadary, Jaynet Kabila, Nehemie Mwilanya, Aubin Minaku Ndjalandjoko et Marie-Ange Mushobekwa, étaient présentes à cette réunion.

Le FCC insiste sur l'importance d'assurer une représentation adéquate de l'opposition issue du FCC au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette commission joue un rôle essentiel dans l'organisation et la supervision des élections en RDC. Telle qu’elle est organisée et composée aujourd’hui ne permet pas une totale confiance de tous les acteurs, explique l’ancienne majorité.

Le FCC souligne également la nécessité de mettre en place une Cour constitutionnelle équilibrée et véritablement indépendante. Une telle cour a un rôle déterminant dans l'interprétation de la Constitution et dans le règlement des litiges électoraux, insiste-on du coté de la famille politique de Joseph Kabila.

Une loi électorale consensuelle, qui garantit plus de transparence dans le processus électoral, est également une priorité pour le FCC. Cette loi doit être équitable et respecter les droits et les intérêts de toutes les parties prenantes.

La sécurité physique des acteurs de l'opposition est également une préoccupation majeure du FCC, compte tenu des menaces et des persécutions fréquemment dirigées contre les opposants, disent-ils. Ils évoquent le cas du meurtre du député Cherubin Okende. Il est essentiel de garantir un environnement sûr pour tous les acteurs politiques, argumentent-ils.

Le FCC appelle aussi à rétablir la sécurité dans la partie Est de la RDC et dans la Province de Mai-Ndombe, où l'insécurité persistante a un impact sur la stabilité et la participation électorale.

En septembre, le FCC avait déjà exprimé ces préoccupations, insistant sur l'importance d'une CENI inclusive, d'une Cour constitutionnelle équilibrée et d'une loi électorale plus équitable. L'objectif, dit-il, est de créer les conditions nécessaires pour des élections transparentes et démocratiques en RDC.

Lors d'une réunion à Kinshasa le 6 octobre, les députés membres du FCC avaient réitéré leur engagement à lutter contre toute forme de dictature. Le contexte de cette réunion repose sur les élus nationaux du FCC de la législature 2018-2023, qui sont restés loyaux à Joseph Kabila, représentant un total de 72 députés. Ainsi, le FCC s'est engagé à résister à toute forme de dictature et à promouvoir des idéaux démocratiques en République démocratique du Congo.