Le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço a passé, ce vendredi 14 février, le flambeau de la présidence tournante de l’Union africaine à son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, pour un mandat de douze mois, soit jusqu’en février 2027.
La cérémonie s’est déroulée à l’ouverture du 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie.
" Le choix unanime de Votre Excellence est la reconnaissance par nous tous que l'Union Africaine sera dirigée, au cours des douze prochains mois, par un homme d'État doté de vos hautes qualités, ce qui constitue une solide garantie que vous saurez prendre soin de nos intérêts et objectifs communs, en utilisant toute votre sagesse et la noblesse qui vous caractérisent dans leur mise en œuvre.Je vous souhaite donc plein succès dans cette mission honorable au service de l'Afrique, avec à l'horizon la réalisation de vos aspirations guidées par les principes d'unité, de solidarité, de paix, de stabilité et de développement inclusif ", a déclaré João Lourenço dans son discours.
Le Président angolais a encouragé son successeur à toujours privilégier les solutions africaines pour résoudre les problèmes liés au sous-développement du continent. Il lui a rassuré le soutien de son pays dans l'accomplissement de son mandat à la tête de l'UA.
" Vous avez devant vous une mission complexe et exigeante, qui absorbera une grande partie de votre énergie et de votre temps, mais croyez-moi, cela vaut la peine de vous investir pleinement dans cette recherche incessante de solutions qui nous concerne tous, Africains, afin de briser définitivement ce cycle de sous-développement dans lequel nous nous trouvons, mais qui offre des perspectives encourageantes si nous concentrons tous notre attention et notre énergie sur la réalisation de cet objectif. Je sais que toutes les nations africaines se tournent vers vous avec l'espoir renouvelé de vous voir poursuivre avec dynamisme les programmes que nous avons nous-mêmes élaborés, mais je suis convaincu que chacun de nos pays ne ménagera aucun effort pour vous soutenir et apporter sa contribution essentielle à la réussite de votre mission ", a rassuré le président sortant de l'U.A à son successeur.
En cette année 2026, il a fait savoir que le défi majeur consiste à mettre en œuvre une question capitale pour le continent africain, à savoir : "garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ".
Selon João Lourenço, l’accès à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement sûrs constitue un impératif moral et politique, qui exige un engagement ferme de la part des gouvernements et de leurs partenaires locaux, notamment les entreprises, les associations civiques et les communautés.
" Nous nous sommes tous lancé le défi de mettre en œuvre une question capitale pour le continent africain, qui consiste à « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d'assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 ». L'accès à l'eau potable et à des systèmes d'assainissement sûrs est un impératif moral et politique qui nécessite un engagement ferme de la part des gouvernements et de leurs partenaires locaux, notamment les entreprises, les associations civiques et les communautés. Nous serons beaucoup plus à même de résoudre ce grave problème auquel l'Afrique est confrontée si nous unissons nos efforts ", a souligné João Lourenço.
La République d’Angola cède la présidence de l’U.A dans un contexte marqué par de vives critiques à l’égard de l’organisation continentale, accusée de passivité et d’impuissance face à la multiplicité des conflits et des crises qui secouent le continent africain. Parmi ces foyers de tension figurent notamment le Soudan, le Mozambique, l’est de la RDC, entre autres. Durant son mandat, João Lourenço s’est montré particulièrement attentif à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Bien avant la tenue de ce sommet, la République d’Angola avait proposé et obtenu de la RDC un cessez-le-feu, qui devrait entrer en vigueur à partir de ce mercredi 18 février, en vue de favoriser l’émergence de solutions politiques à la crise sécuritaire. Dans cette dynamique, l’Angola entend engager, dans les prochains jours, des consultations avec les différentes parties prenantes en vue de l’organisation d’un dialogue national inclusif, en appui aux initiatives menées par Washington et Doha.
Clement MUAMBA