Le Président burundais, Évariste Ndayishimiye, a officiellement pris la présidence tournante de l’Union africaine (UA) pour l’année 2026. Il succède à son homologue angolais, João Lourenço, à l’occasion de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, qui se tient à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Ce sommet de deux jours, qui s’achève ce dimanche 15 février 2026, est placé sous le thème : « Garantir un accès durable à l’eau et à des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». Il a été marqué par des messages forts réaffirmant l’urgence de la paix ainsi que la nécessité d’une réforme institutionnelle de l’organisation continentale.
Pour l’année 2026, le Bureau de l’Union africaine se présente comme suit : la présidence est assurée par la République du Burundi (région Centre) ; le poste de premier vice-président revient au Ghana (région Ouest) ; celui de deuxième vice-président à la Tanzanie (région Est) ; le troisième vice-président, issu de la région Afrique du Nord, reste à confirmer ; tandis que le poste de rapporteur est occupé par l’Angola.
Dans son discours d’acceptation prononcé lors de la passation de pouvoir avec son homologue angolais, Évariste Ndayishimiye est revenu sur les priorités du Burundi à la tête de l’Union africaine. Il a notamment évoqué l’accélération de la mise en œuvre du thème de l’année 2026 de l’Union africaine, consacré à " l’eau et l’assainissement pour tous d’ici 2063 ", la poursuite du dialogue continental de la jeunesse sur la paix, la sécurité, la recherche et l’innovation, ainsi que le renforcement de la participation des jeunes et des femmes aux processus de paix, dans le cadre de l’initiative " Faire taire les armes d’ici 2030 ".
Les crises que connaît le continent, en particulier la situation dans l’est de la République démocratique du Congo, en Libye, au Sahel et au Soudan, ainsi que les catastrophes naturelles et les urgences humanitaires, occuperont également une place de choix durant le mandat burundais. Pour Évariste Ndayishimiye, il est temps de faire taire les armes afin de se concentrer pleinement sur le développement du continent africain.
Le Burundi assume la présidence rotative de l’Union africaine pour la première fois depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963, devenue Union africaine. Le pays a déjà assuré la présidence de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), dirige actuellement le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et siège également au Bureau de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Clément MUAMBA