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Corneille Nangaa: « Comme en 2016, le processus électoral achoppe aujourd’hui sur les mêmes écueils »
Vendredi 30 septembre 2022 - 10:00
Liste d'électeurs affichée devant un bureau de vote lors des élections de 2018
Liste d'électeurs affichée devant un bureau de vote lors des élections de 2018

Dans une tribune intitulée « Elections 2023: le bon et le mauvais pas au regard de l’expérience », Corneille Nangaa a présenté sa lecture du processus électoral actuel au regard du dernier cycle. ACTUALITE.CD a publié l’entièreté du texte ici. Il constate par exemple que Comme en 2016, le processus électoral achoppe aujourd’hui sur les mêmes écueils. Il cite entre autres plusieurs éléments dont la non publication jusque-là du calendrier électoral.

Il constate aussi que les nouvelles données collectées de la cartographie et l’atlas électoral actualisé restent à valider et à publier. Au niveau de la territoriale, il fait remarquer que les nouvelles entités (villes et communes) créées depuis 2018 et devant servir de circonscriptions électorales en 2023, restent à installer. Il souligne aussi que l’opération de refonte du fichier électoral n’a pas commencé (près de 50 millions d’électeurs attendus contre 40 millions en 2018). Parmi des écueils, l’ancien président ajoute la problématique de l’identification et enrôlement des Congolais de la diaspora qui se présente comme un nouvel inconnu. Il note aussi le débat en cours sur la mutualisation des efforts relatifs à l’inscription des électeurs sur les listes électorales, d’une part, et le recensement administratif de la population, d’autre part.

Corneille Nangaa souligne aussi que les défis logistiques qui sont d’une plus grande ampleur qu’en 2018. En plus de cela, ajoute t-il, il y a les défis financiers qui demeurent importants en dépit des efforts fournis par le gouvernement: « A ce sujet, il est souhaitable que le décaissement effectué par le Gouvernement se fasse en adéquation avec le plan opérationnel de la CENI », écrit-il.

A tout cela, s’ajoute la dimension sécuritaire qui se trouve être le défi le plus important: « En effet, deux provinces entières restent sous état de siège, des tueries sauvages sont perpétrées au quotidien ; une partie du territoire est occupée ; des violences meurtrières sont déplorées à Kwamouth ; le banditisme urbain (phénomène Kuluna) a refait surface à Kinshasa ; etc. ».

Entre temps, l’organe de gestion des élections lui-même reste sous le feu de la controverse politique, jetant le doute sur sa nécessaire impartialité dont des acteurs non-négligeables ne sont pas convaincus à la fois dans la classe politique et la société civile, écrit-il.

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