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La Synergie des missions d'observation citoyenne des élections (SYMOCEL) a présenté, ce jeudi 16 mai, son rapport final des élections de 2018 et 2019. A l'occasion, le chef de mission d'observation des élections de la SYMOCEL, Abraham Djamba, s’est dit préoccupé par le retard que prend le processus de la tenue des élections urbaines, municipales et locales.

Selon le calendrier de la CENI, ces élections doivent avoir lieu en septembre prochain et le corps électoral devait déjà être convoqué en mars dernier. La SYMOCEL redoute que les élections locales puissent être reportées et pourrait avoir des conséquences sur le développement du pays, censé commencer à la base.

« Nous ne pouvons pas encourager ce report. Quand on parle de la  décentralisation, c'est pour que le développement du pays puisse partir de la base. Tant que nous aurons des autorités au niveau municipal qui auront une faible redevabilité envers la population, tout simplement parce qu'elles ont été nommées, ce développement aura peine à pouvoir décoller. Il faut qu'on y aille jusqu'à la fin, parce que la population a besoin des dirigeants qu'elle va élire afin qu’ils puissent participer au développement avec elle et la défendre à tous les niveaux », a déclaré Abraham Djamba, chef de la mission répondant à une question d’ACTUALITE.CD.

La SYMOCEL pense également que la démocratie ne sera pas complète si les élections municipales ne sont pas tenues, au regard de la réalité vécue pendant les scrutins passés.

« Il faut que ces élections puissent se tenir. Ce que nous avons enregistré durant le processus nécessite que les élections locales soient bien tenues de sorte que la démocratie soit respectée et alimentée par les dirigeants à ce niveau de responsabilité. La solution pour une démocratie complète et pour le développement, c’est que les dirigeants les plus proches de la population soient élus par la population, redevables vis-à-vis de la population, pour que des programmes puissent être mis sur pied afin que la population y participe. Ça sera un élément de regain de confiance de la part de la population dans le processus et dans les institutions si ces élections se tiennent, et la SYMOCEL tient à ce que tous les moyens puissent être mis en œuvre pour cette réalisation »,  a ajouté Abraham Djamba.

Rien de concret n’est fait à ce stade par la CENI pour organiser ces élections. La centrale électorale n’a toujours pas fixé une nouvelle date pour ces élections encore moins élucidé les raisons de ce retard. Les dates se succèdent de la manière suivante pour ces scrutins : le 22 septembre 2019, élections des conseillers communaux et des secteurs, le 4 décembre 2019 élection des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs des secteurs et, enfin, le 25 janvier 2020 scrutin des maires et maires adjoints des villes.

Thérèse Ntumba