En Ituri, 11 chinois et trois congolais, exploitants illégaux d’or dans la région de Nizi (territoire de Djugu) ont été arrêtés. Selon le gouverneur militaire de l’Ituri, ces personnes exploitent « illicitement » des sites miniers de SOKIMO depuis 2024, dans une zone longtemps marquée par la présence de groupes armés. Elles sont mises à la disposition de la justice.
Pour les autorités provinciales, ces pratiques prospèrent dans les zones fragilisées par l’insécurité contribuant ainsi à l’instabilité dans la zone.
« Il faut que ça cesse. Je demande à la justice de faire des investigations jusqu’au bout sur les dossiers de Nizi et Aru. Lorsqu’on a découvert ce groupe, la délégation n’était plus en sécurité, car un groupe armé s’était déjà organisé pour attaquer. C’est très grave. Nous avons aussi retrouvé un militaire en état d’ébriété sur le site, et il devra être identifié et sanctionné avec son commandant », a indiqué le gouverneur.
Cette affaire illustre un schéma récurrent en Ituri, l’insécurité facilite l’exploitation illégale des ressources minières, tandis que ces activités alimentent à leur tour des groupes armés.
Les autorités provinciales promettent de poursuivre les enquêtes afin de démanteler ces circuits et restaurer l’autorité de l’État dans les zones minières sensibles.
Freddy Upar, à Bunia