Le mouvement citoyen La Lutte pour le Changement (LUCHA) a condamné la répression de la manifestation de l’opposition survenue le vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa, selon un communiqué rendu public le même jour.
D’après la LUCHA, des citoyens congolais mobilisés pacifiquement pour exprimer leur opposition au projet de changement de la Constitution ont été violemment réprimés. Le mouvement fait état de deux décès et de plusieurs blessés, dont certains par balles, ainsi que de nombreuses arrestations jugées arbitraires.
Le communiqué précise que parmi les personnes blessées figurent des responsables politiques et des membres de la coalition C64, notamment Martin Fayulu, Delly Sessanga, Ados Ndombasi et Jean-Marc Kabund, ainsi que plusieurs citoyens engagés contre le changement de la Constitution.
Au-delà des violences contre les manifestants, la LUCHA signale également des actes de vandalisme et des attaques visant des sièges de partis politiques de l’opposition, notamment sur l’avenue de l’Enseignement, aux alentours du Palais du Peuple.
Le mouvement citoyen évoque par ailleurs des images diffusées sur les réseaux sociaux montrant des éléments de la Police nationale opérant aux côtés de membres de la milice dite « Force du Progrès » lors d’interventions contre le siège du parti ECiDé.
Dans son communiqué, la LUCHA exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante, impartiale et transparente afin d’établir les responsabilités dans les tirs contre les manifestants, les arrestations arbitraires, les actes de vandalisme ainsi que les allégations de collaboration entre des agents de l’État et des groupes partisans. Elle demande également la libération immédiate de tous les manifestants arrêtés.
La LUCHA rappelle que l’opposition à tout projet politique visant le maintien au pouvoir en violation des principes démocratiques constitue un droit garanti par la Constitution, notamment par son article 64. Elle appelle le Président de la République à assumer ses responsabilités face à ces violations des droits humains.
Pour rappel, la manifestation de l’opposition du vendredi 12 juin, organisée à l’initiative de la coalition C64 contre le projet de révision constitutionnelle, a donné lieu à de fortes tensions sur le boulevard Triomphal, aux abords du Palais du Peuple. Bien que cette zone ait été interdite au sit-in par les autorités provinciales, elle a été le théâtre de violentes répressions ayant entraîné la mort de deux militants et de nombreux blessés graves, selon les informations relayées par la LUCHA dans son communiqué.
Josué Mutanava, à Goma