Plainte contre Félix Tshisekedi : «Si l’opposition dépose cette plainte ridicule contre le président de la République, elle va se discréditer», réagit JP Lihau

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VPM de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau

Le vice-premier ministre chargé de la fonction publique, Jean-Pierre Lihau, s’en est pris à la démarche de l’opposition qui entend ester en justice contre le président de la République, Félix Tshisekedi, l’accusant de coup d’État contre la Constitution du 18 février 2006, qu’il veut coûte que coûte changer pour diverses raisons.

À travers un message relayé sur le réseau social X, ce membre du gouvernement Suminwa présente l’initiative de la coalition C64 de «ridicule»,  prédisant même le discrédit de toute l’opposition, si jamais la plainte en vue venait à être déposée.

«Si l’opposition dépose cette plainte ridicule contre le Président de la République, elle va se discréditer», écrit-il. 

Par contre, M. Lihau estime que la seule plainte qui vaille en ce moment est celle contre le Président Rwanda, Paul Kagame, qu’il pointe d’occupation illégale de la partie orientale de la République démocratique du Congo et des massacres de millions de Congolais. Il fustige ce qu’il qualifie d’attitude «incongrue et antipatriotique» des opposants, à vouloir s’attaquer au chef de l’État alors que le pays est agressé par le Rwanda, par l’entremise de ses supplétifs de l’AFC/M23.

«La seule vraie plainte valant aujourd’hui la peine d’être déposée, c’est celle contre l’agresseur Paul Kagame, qui occupe illégalement une partie de notre territoire et dont les actions ont fait massacrer des millions de Congolais. S’attaquer à celui qui tient les commandes de l’avion Congo en pleines zones de turbulences est une attitude incongrue et antipatriotique», déplore le patron de la fonction publique congolaise.

L’opposition, qui devrait concrétiser son annonce de déposer sa plainte contre Félix Tshisekedi ce mardi 9 mai, à fait machine arrière afin d’intégrer dans son dossier «de nouveaux éléments juridiques et factuels apparus au cours de derniers jours, ainsi que des pièces supplémentaires récemment recueillies».

Lors du space diffusé sur X et animé par le journaliste Stanis Bujakera, Sesanga affirmait que l’opposition avait réuni plusieurs autres éléments, au-delà de ce à quoi la C64 attendait.  Il s’est félicité que la plateforme à laquelle il appartient a pu recueillir une «étendue de preuves» qui permet d’approfondir et d’articuler sa plainte qu’elle veut imparable sur la tentative de renversement de l’ordre constitutionnel. 

Samyr LUKOMBO