La RDC a enregistré ses premières exportations légales d’or artisanal depuis le Haut-Katanga, après l’ouverture d’une succursale provinciale de DRC Gold Trading S.A.A. à Lubumbashi.
Selon la société, plus de 20 kilogrammes d’or ont été collectés, tracés et exportés officiellement en quelques jours, une première pour une région historiquement identifiée pour le cuivre et le cobalt, mais d’où aucun gramme d’or artisanal n’avait jusque-là été exporté légalement.
Parallèlement, l’État a renforcé sa présence dans un autre bassin aurifère stratégique avec l’ouverture d’un bureau de DRC Gold Trading S.A.A. à Durba, dans la province du Haut-Uele, visant à rapprocher l’administration des exploitants artisanaux et à améliorer la traçabilité de la production.
Les autorités soulignent que cette dynamique s’inscrit dans un effort de formalisation de la filière aurifère, destiné à remplacer l’informel par des circuits officiels et à renforcer la transparence et la souveraineté économique.
Sur le plan national, les chiffres communiqués font état de plus de 10 tonnes d’or exportées en trois ans, pour plus de 1,5 milliard de dollars rapatriés. À titre de comparaison, seulement 25 kilogrammes avaient été officiellement enregistrés sur une période de trente ans, selon ces mêmes sources.
Pour 2026, l’objectif affiché est d’atteindre 15 tonnes d’or à l’export, pour des recettes estimées à plus de 2,6 milliards de dollars pour l’économie nationale.
À la tête de l’opérateur public, Joseph Kazibazib Mahombi, directeur général de DRC Gold Trading S.A.A., a indiqué que l’expansion du dispositif se poursuivrait avec l’ouverture annoncée de nouvelles structures, notamment à Mbuji-Mayi et à Kinshasa, une montée en puissance conditionnée à la sécurité et à l’accompagnement du système bancaire.
Les partenaires de la filière, dont DRC Gold Trading S.A.A., indiquent disposer désormais d’une dizaine de structures à travers le pays, afin de sécuriser les transactions et de rassurer les coopératives et exploitants de l’or artisanal.