À Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, les pluies torrentielles enregistrées ces derniers jours ont accéléré la progression du ravin Saïsaï, situé dans le quartier Kanangayi. L’érosion, devenue incontrôlable, a déjà causé d’importants dégâts matériels et plongé plusieurs familles dans la précarité.
Selon les informations recueillies auprès des habitants, environ une dizaine de maisons ont été englouties ou gravement endommagées par l’effondrement du sol, laissant plusieurs dizaines de personnes sans abri.
« Le ravin avance à une vitesse inquiétante. Certaines maisons se sont écroulées en quelques heures seulement », témoigne un habitant de Kanangayi.
La situation humanitaire se dégrade progressivement dans cette partie de la ville. Des familles sinistrées affirment avoir passé la nuit à la belle étoile après la destruction de leurs habitations.
« Nous avons tout perdu. Il n’y a eu aucune assistance jusqu’à présent », confie une mère de famille rencontrée sur les lieux.
La progression du ravin Saïsaï a également entraîné la coupure de plusieurs voies de communication, compliquant la circulation des personnes et l’accès aux services de base, notamment les écoles et les centres de santé.
Face à l’ampleur des dégâts, la société civile locale exprime son inquiétude et dénonce l’absence de mesures concrètes:
« Ce ravin constitue une menace sérieuse pour tout le quartier. Une intervention urgente des autorités s’impose pour éviter d’autres pertes », alerte un acteur de la société civile de Tshikapa.
Les habitants de Kanangayi appellent les autorités provinciales et locales à lancer des travaux urgents de stabilisation du ravin, tout en apportant une assistance humanitaire minimale aux familles affectées.
Michel Cyala