Walikale : reprise timide des activités à Buleusa après le bombardement d’une position de l’AFC/M23

Walikale sur la carte
Walikale sur la carte

La vie reprend timidement ce samedi 24 janvier 2026 à Buleusa, chef-lieu du groupement Ikobo, dans le territoire de Walikale (province du Nord-Kivu). Cette reprise progressive intervient au lendemain du bombardement d’une position des rebelles de l’AFC/M23 par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), survenu le vendredi 23 janvier.

Selon plusieurs sources locales, des frappes aériennes menées à l’aide d’un drone des FARDC ont visé une position stratégique occupée par les rebelles dans cette agglomération. De fortes explosions ont été entendues dans l’ensemble de la zone, provoquant une panique généralisée et l’arrêt immédiat des activités.

Au lendemain de ces bombardements, les activités socioéconomiques ont repris de manière progressive après une paralysie quasi totale observée la veille. Le marché a rouvert, certaines boutiques ont repris service et des élèves se sont rendus à l’école, bien que dans un climat marqué par la peur et l’incertitude.

« Nous avons rouvert nos étalages, mais la peur est toujours là. On ne sait pas si la situation peut changer à tout moment », témoigne une vendeuse du marché central de Buleusa.

Un enseignant de la place confirme cette atmosphère de crainte persistante.

« Les élèves sont venus à l’école, mais ils sont très nerveux. Au moindre bruit, ils sursautent. Beaucoup de parents hésitaient encore à les laisser sortir ce matin », confie-t-il.

Le bilan humain et matériel de ces bombardements n’était pas encore officiellement établi au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, plusieurs habitants affirment que la position rebelle ciblée aurait été entièrement détruite.

« Le camp des rebelles a été réduit en cendres. Une épaisse fumée noire était visible tout l’après-midi de vendredi. Il ne resterait presque plus rien sur le site », affirme un notable local.

Malgré cette relative accalmie, la situation sécuritaire demeure fragile. Une partie de la population, qui s’était réfugiée dans la brousse ou dans des villages environnants au moment des frappes, n’est pas encore totalement rentrée, indiquent des sources locales.

Pour l’heure, Buleusa tente de panser ses plaies, partagée entre l’espoir d’un retour durable à la paix et la crainte persistante d’une résurgence des violences armées.