RDC : Le caucus des députés nationaux du Haut-Katanga demande l'application des termes de négociation ayant abouti à la reddition de Gédéon Kyungu et ses hommes
Photo ACTUALITE.CD.

Les députés nationaux élus du Haut-Katanga se sont prononcés ce mardi 31 mars 2020 sur les affrontements du samedi dernier entre forces de l'ordre et éléments Bakata Katanga de Gédéon Kyungu. Ces élus  ont qualifié ces affrontements de massacre et demandé l'application des termes de négociation ayant abouti à la reddition de Gédéon Kyungu Mutanga et ses partisans.

" Gardons une pensée pieuse à l'endroit des victimes,  demandons l'application des termes de négociation ayant abouti à la reddition de Gédéon Kyungu Mutanga et ses partisans, notamment la mise en œuvre du processus désarmement, démobilisation net réinsértion DDR ", ont-ils dit dans une déclaration lue ce mardi 31 mars devant le bureau de l'Assemblée provinciale du Haut-Katanga.

Ces derniers se sont également insurgés contre ce qu'ils ont appelé de " politique de deux poids deux mesures" dans l'application de l'État de droit en RDC et exigé l'ouverture d'une enquête pour établir les responsabilités.

" Disons non à la politique de deux poids deux mesures dans l'application de l'État de droit. Exigeons qu'une enquête soit diligentée dans le massacre du 28 mars 2020 afin d'établir les responsabilités et sanctionner les vrais commanditaires " ont-ils ajouté.

Calixte Mukasa , Fofo Konzi , Nanou Memba , Augustin Kahozi Malisawa et les autres ont appelé à la vigilance et mis en garde contre toute pratique tendant à diviser les Katangais sous prétexte de lutter contre l'insécurité.

Lundi, Félix Tshisekedi a ordonné l'arrestation de Gédéon Kyungu Mutanga wa Bafuko Kanonga. Une  mission d'enquête devrait se rendre sur les lieux. Cette décision intervient après l'incursion du samedi dernier à Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et quelques contrées du Lualaba. L'Asbl Justicia a avancé un bilan de 32 morts dont un policier tué à Lubumbashi.

Pour rappel, Gédéon Kyungu s’était rendu aux casques bleus en mai 2006. Condamné en 2009, pour crimes contre l’humanité, il s’évade en septembre 2011 de la  prison. Finalement, il se rendra en octobre 2016, aux autorités congolaises à Malambwe.

José Mukendi, à Lubumbashi

 

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