La société civile prévient: “lors de sa dernière reddition à Lubumbashi, Gédéon Kyungu n'avait pas remis toutes ses armes”
Ph/actualite.cd

La thématique gouvernance et sécurité du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga a réagi à la décision prise par le Président de la RDC visant la traque et l'arrestation de Gédéon Kyungu Mutanga wa Bafuko Kanonga .

 

Selon elle, Gédéon Kyungu n'avait pas remis toutes ses armes lors de sa dernière reddition à Lubumbashi.

 

" Il est à signaler que lors de sa troisième reddition et ses hommes n'avaient pas remis toutes les armes qu'ils détenaient et le désarmement volontaire initié par le gouvernement national à travers le ministère national de l'intérieur et sécurité par le biais de la commission nationale de contrôle des armes légères et petits calibres CNC-ALPC au triangle de la mort en 2016, n'avait pas atteint l'objectif assigné. A ce stade où l'ennemi de la paix et la quiétude publique est connu , les commandements de la 2e zone de défense et de la 22e région militaire n'ont des comptes à rendre qu'à leur hiérarchie militaire, notamment le chef de l'état-major général et au chef de l'Etat. Lors de sa dernière reddition à Lubumbashi , Gédéon Kyungu n'avait pas déposé toutes ses munitions " , précise le communiqué de la thématique gouvernance et sécurité du cadre de concertation de la société civile qui intervient au lendemain de la décision prise par Félix Tshisekedi d'arrêter Gédéon Kyungu Mutanga wa Bafuko Kanonga.

Aussi, cette thématique appelle la population à collaborer face à ce qu'elle qualifie de danger en terme de sécurité.

 

" Nous sommes face à un danger suite à la fuite planifiée de Gédéon Kyungu Mutanga et ses acolytes dont la destination n'est pas connue. Nous devons éviter des débats de victimisation face au danger que nous connaissons tous, et devons plutôt collaborer ensemble pour identifier d'autres auteurs intellectuels qui continuent à manipuler les jeunes en les utilisant comme des boucliers humains au moment où le gouvernement congolais est resté ouvert au dialogue permanent depuis 2016, et d'établir également des responsabilités au sein de la chaîne de commandement suite à la force disproportionnelle observée sans oublier que Gédéon Kyungu et les siens représentent une menace contre la paix, la stabilité et le développement du pays et des provinces de l'ex-Katanga", peut on également lire dans ce communiqué de la thématique gouvernance et sécurité de ce mardi 31 mars 2020.

 

Lundi, Félix Tshisekedi a ordonné l'arrestation de Gédéon Kyungu Mutanga wa Bafuko Kanonga. Une décision qui intervient après les incidents survenus samedi dernier à Lubumbashi, Kasumbalesa, Likasi et d'autres contrées du Lualaba où forces de l'ordre et éléments s'identifier comme fidèles de Gédéon Kyungu se sont affrontés.

 

L'Asbl Justicia a avancé un bilan de 32 morts dont un policier abattu à Lubumbashi lors de ces accrochages.

 

 

José Mukendi, à Lubumbashi

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