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Félix Tshisekedi a décidé de changer le leadership de la coordination de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Il a mis en place un secrétariat technique qui dépend directement de la présidence de la République, mais qui est placé sous la coordination du comité multisctoriel de lutte contre cette épidémie. Il reste à voir comment tout ceci va s’organiser étant donné que le comité multisectoriel était placé sous la coordination du Premier ministre Bruno Tshibala, depuis le 30 avril 2019, qui permettait aux autres ministères de gérer les éléments de leur secteur ayant un impact sur la riposte (Défense, Intérieur, Communication, etc.)

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Ce secrétariat technique dirigé par le Dr Jean-Jacques Muyembe a quasiment les pleins pouvoirs. Il va assurer la mise en œuvre de la riposte, la coordination de l’ensemble des activités de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du plan opérationnel. C’est également Muyembe et six autres experts placés sous sa responsabilité qui vont préparer le plan de mobilisation des ressources et d’assistance technique et animera le cadre de concertation périodique avec les partenaires de la riposte. Le communiqué signé par Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la République, ajoute que ce secrétariat est chargé de mettre en place « toutes les mesures innovantes urgentes ».

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Cependant, ce nouveau setup n’est pas encore clairement défini, encore moins le rôle que va jouer le ministère de la Santé dans la coordination étant donné qu’on risque de se retrouver devant plusieurs approches dans la riposte : entre la vision de la communauté humanitaire internationale impliquée dans la riposte, celle des Nations Unies pilotée, depuis mai, par le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU en RDC, David Gressly - désormais chef des interventions d'urgence des Nations unies pour la lutte contre Ebola, EERC. Il y a aussi la vision du ministère de la Santé qui insiste sur une stratégie de santé publique prenant en compte les aspects communautaires et privilégiant le long terme comme, par exemple, l’accès à l'eau potable.

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Entre-temps, depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.564, dont 2.470 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.728 décès (1.634 confirmés et 94 probables) et 726 personnes guéries.