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Moïse Katumbi avait annoncé une tournée nationale pour communier avec ses partisans après son exil. Selon le programme communiqué, tout devrait commencer par Goma (10 juin) et se poursuivre à Bukavu (12 juin), Beni et Butembo (13 juin), Bunia (14 juin), Kisangani (16 juin), Kindu (18 juin) et Mbandaka (19 juin). Kinshasa devrait être la dernière étape de ce qu’il a appelé « safari ».

Aucune date n’a été respectée jusque-là. Par deux fois, l’équipe de Katumbi a annoncé n’avoir pas reçu les autorisations de survol et d’atterrissage à Goma.

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A ce stade, les discussions se tiennent en interne pour étudier les différentes éventualités dont la possibilité d’utiliser une ligne régulière.

« Rien n’est acquis. Lorsqu’il y avait les obsèques de Papa Wemba, Katumbi voulait venir. Ils avaient interdit aux compagnies commerciales de lui vendre un billet », confie un membre du cabinet de l’ancien gouverneur de l'ex-province du Katanga.

L’entourage de l’opposant évoque la mauvaise foi de la part des autorités nationales.

« En aviation civile, quand un avion venant de l’extérieur a déjà obtenu une autorisation, il y a une période qui lui est accordée pendant laquelle il ne sera pas obligé de demander d’autres autorisations. Lorsqu’il y a des obstacles comme c’est le cas, c’est de la mauvaise foi », ajoute un autre.

Pour eux, la présidence de la République interfèrerait sur ce dossier.

« Nous pensons que c’est au niveau de la présidence de la République qu’il y a des interférences négatives sachant que le nouveau conseiller à la sécurité du chef de l’Etat a exigé que tous ces dossiers de survol et d’atterrissages passent notamment par ses services », ajoute un autre proche de Katumbi.