La Direction Générale de la Dette Publique (DGDP) a commémoré le 50ème anniversaire de son existence à Kinshasa. Une cérémonie, placée sous le thème: «DGDP, 50 ans de la gestion de la dette publique, bilan, défis et perspectives», a été organisée pour ce faire en présence du vice-premier ministre, ministre du budget, Adolphe Muzitu, et le ministre des finances, Doudou Fwamba ainsi plusieurs plusieurs invités notamment les représentants des institutions financières mondiales comme le Fond Monétaire Internationale.
Cette célébration était l’occasion de rappeler les circonstances de la création de cette direction mais surtout de faire connaître davantage son rôle primordial dans la gestion de la dette publique en République Démocratique du Congo (RDC).
«Aujourd’hui, la DGDP constitue un central de la gestion de la dette publique et demeure l’unique conseiller de l’Etat Congolais en matière de développement public. Cette responsabilité impose une exigence permanente, connaître, analyser, suivre, refuser et anticiper la gestion de la dette publique afin qu’elle demeure un instrument au service du développement et non un contrainte qui tendrait à commettre les finances des générations futures», déclaré Apollinaire Ndongala Tadi Lewa, le directeur général ad intérim de cette institution dans son discours.
Maintenant, la mission sera de consolider la marche de cette direction qui doit être le socle pour guider les futures décisions qui permettront au pays d’avoir des finances assainies qui va garantir le pays pour des investissements à venir.
«Le cinquantenaire est aussi un moment de bilan. Notre pays a connu des moments difficiles marqués par l’accumulation des arriérés, la complexité de la dette héritée du passé et les insuffisances de la mécanique qui ont suivi la gouvernance de l’endettement public. Mais notre histoire récente démontre également notre capacité de redressement et de résilience aux chocs économiques du marché. La RDC a bénéficié de l’initiative PPTE qui a permis la réduction considérable de son stock de la dette extérieure de près 90% en 2010. Sur cette base assainie, l’OGEDEP a été rebaptisé DGDP avec un modèle de gestion rigoureuse avec mission d’éviter au pays de retomber dans le piège du surendettement», a-t-il ajouté.

C’est le 16 septembre 1976, qu’est né l'Office de Gestion de la Dette Publique (OGEDEP), à l'image des caisses autonomes d'amortissement existant déjà dans d'autres pays africains nouvellement indépendants, notamment la Côte d'Ivoire, le Burkina-Faso et le Congo-Brazzaville.
À sa création, l'OGEDEP, établissement public, était doté d'un fonds de gestion et d'amortissement de la dette (FGAD) dans le but d'assurer principalement l'amortissement de la dette et, accessoirement, le fonctionnement de l'office. Cette jeune institution s'est vite mise à l'œuvre pour recenser, compiler et organiser la banque de données de la dette du pays avec les principaux créanciers de l'État, et s'est ainsi bâtie une renommée qui a rapidement franchi les frontières nationales.
Au regard des difficultés de trésorerie persistantes, le Gouvernement a décidé, dans le cadre de la réforme du portefeuille de l'État congolais, de transformer l'office en service public placé sous l'autorité directe du Ministre des Finances. C'est l'objet du décret n°09/61 du 03 septembre 2009 portant création et organisation d'un service public dénommé Direction Générale de la Dette Publique, en sigle « DGDP ».
Michel TOBO