Journée mondiale de lutte contre le cancer : Grace Mbiala souligne le rôle de la société dans le processus de guérison

Grace Mbiala
Grace Mbiala

Chaque 4 février, la Journée mondiale de lutte contre le cancer rappelle l’importance de la prévention, du dépistage et de l’accompagnement des personnes touchées par cette maladie. À cette occasion, le Deskfemme s'est rapproché de Grace Mbiala, militante des droits des femmes, pour souligner le rôle que joue la société dans le soutien aux malades et leur rétablissement. 

Madame Grace, pouvez-vous nous parler de votre engagement dans la défense des droits des femmes et du lien que vous faites avec la santé ?

Grace Mbiala : Mon engagement vise à défendre les droits fondamentaux, notamment l’accès à la santé, à l’information et au soutien pour tous. La santé est une condition essentielle de l’autonomisation, et les femmes, souvent au cœur des familles, sont particulièrement concernées par la sensibilisation et le soutien aux maladies graves comme le cancer.

Selon vous, quel rôle joue la sensibilisation dans notre société aujourd’hui ?

Grace Mbiala : La sensibilisation est la première étape pour transformer la peur et l’ignorance en action. Quand les gens sont informés, ils peuvent détecter les risques, soutenir ceux qui en ont besoin et participer à une culture de prévention et de solidarité.

Comment percevez-vous la manière dont notre société aborde les maladies graves comme le cancer ?

Grace Mbiala : Malheureusement, il existe encore beaucoup de stigmatisation et de tabous. Les malades peuvent se sentir isolés, ce qui complique leur parcours. La société doit apprendre à écouter, soutenir et accompagner sans juger, car l’accompagnement humain est aussi crucial que le traitement médical.

Quel impact l’environnement social et familial a-t-il sur le rétablissement d’une personne malade ?

Grace Mbiala : L’entourage joue un rôle central. Un soutien émotionnel stable, des encouragements et une présence constante renforcent la résilience et peuvent améliorer la qualité de vie, voire les résultats des traitements. Les proches ne doivent jamais sous-estimer leur influence positive.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, quel message principal souhaitez-vous transmettre ?

Grace Mbiala : Il est essentiel de rappeler que le cancer n’est pas seulement un défi médical, mais aussi social. La prévention, le dépistage et l’accompagnement sont des responsabilités collectives. La société entière a un rôle à jouer dans le parcours de guérison.

Concrètement, comment la société peut-elle soutenir les personnes touchées par le cancer au quotidien ?

Grace Mbiala : La société peut intervenir de multiples façons : en facilitant l’accès aux soins, en créant des réseaux de soutien, en informant sur les traitements et en réduisant la stigmatisation. Même de petits gestes, comme un mot d’encouragement ou un accompagnement pratique, font une grande différence.

Quelles initiatives devraient être encouragées par les institutions et les médias pour renforcer cet accompagnement ?

Grace Mbiala : Les institutions peuvent soutenir des campagnes de dépistage, financer des programmes d’accompagnement psychologique et faciliter l’accès aux traitements. Les médias, de leur côté, ont le pouvoir de sensibiliser, de partager des histoires positives et de montrer qu’aucune personne atteinte de cancer n’est seule.

Pour conclure, quel rôle chacun de nous peut-il jouer dans ce processus de solidarité et de soutien ?

Grace Mbiala : Chacun peut agir à son échelle : informer son entourage, offrir de l’aide concrète, écouter sans juger, et créer un environnement où les malades se sentent compris et soutenus. La guérison est un parcours collectif, et notre responsabilité sociale commence par la bienveillance et l’attention aux autres.

Propos recueillis par Nancy Clémence Tshimueneka