Est de la RDC : Rubio réaffirme à Tshisekedi l’engagement des États-Unis à garantir le plein respect des accords de Washington et la mise en œuvre du partenariat de sécurité élargi

Tshisekedi et Rubio
Tshisekedi et Rubio

En visite aux États-Unis deux mois après l’entérinement des accords de Washington en présence du président américain Donald Trump, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, multiplie les contacts diplomatiques avec des responsables américains. Il a rencontré ce mercredi Marco Rubio, secrétaire d’État américain.

Selon le Département d’État américain, Félix Tshisekedi et le chef de la diplomatie américaine ont échangé sur les relations bilatérales entre les deux pays ainsi que sur les opportunités d’investissements américains en République démocratique du Congo.

"Le secrétaire d’État Marco Rubio a rencontré aujourd’hui à Washington le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi. Ils ont évoqué les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord de partenariat stratégique États-Unis-RDC, signé le 4 décembre 2025, notamment les possibilités d’investissement américain en RDC",  rapporte le Département d'Etat.

La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, marquée par la poursuite de l’escalade des violences entre la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, et les forces gouvernementales, a également été abordée au cours de cette rencontre. À cette occasion, Marco Rubio a réaffirmé l’engagement des États-Unis à veiller au respect des accords de Washington.

"Ils ont également abordé la situation dans l’est de la RDC, l’engagement des États-Unis à garantir le plein respect des Accords de Washington et la mise en œuvre du Mémorandum d’entente du 4 décembre relatif à un partenariat de sécurité élargi avec la RDC".

Cette nouvelle rencontre entre Félix Tshisekedi et les autorités américaines intervient deux mois après l’entérinement des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, en présence de Donald Trump. Toutefois, la situation sur le terrain demeure inchangée, marquée par la poursuite des combats entre les forces gouvernementales et la rébellion de l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda, sur plusieurs fronts dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Parallèlement, Kinshasa et Kigali continuent de s’accuser mutuellement d’être à l’origine des violations des engagements pris dans le cadre des accords de Washington.

Il en est de même pour les discussions de Doha, menées sous l’égide de l’Émir du Qatar, entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, qui peinent à produire des résultats concrets sur le terrain. Ces négociations, censées compléter les accords de Washington en s’attaquant aux causes profondes du conflit, notamment la restauration de l’autorité de l’État et la réintégration des groupes armés, viennent de reprendre après une longue période d’impasse. Elles ont récemment abouti à la signature des termes de référence du document  portant sur le mécanisme de vérification du cessez-le-feu entre les deux parties. 

Plusieurs mesures convenues, notamment depuis la publication du communiqué conjoint d’avril dernier la signature du mécanisme de cessez-le-feu, de la déclaration de principes et, plus récemment, de l’accord-cadre n’ont toujours pas été mises en œuvre, ce qui ne fait qu’exacerber les tensions sur le terrain.

Dernier épisode en date, l’AFC/M23 a revendiqué une attaque contre l’aéroport de Kisangani, visant l’arsenal militaire aérien de Kinshasa. Des allégations rejetées par les autorités congolaises, qui affirment que l’attaque a été déjouée par les FARDC.

Clément MUAMBA