Les États-Unis ont lancé mardi une nouvelle phase de leur diplomatie sur les minerais stratégiques en réunissant des représentants de 54 pays et de la Commission européenne lors de la Critical Minerals Ministerial 2026, avec l’objectif affiché de sécuriser et de diversifier les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Présidée par le secrétaire d’État Marco Rubio, en présence notamment du vice-président JD Vance et de plusieurs membres du gouvernement américain, la réunion a rassemblé 43 ministres et délégations étrangères, dont celles de la République démocratique du Congo, de pays producteurs, consommateurs et partenaires industriels.
À l’issue de la rencontre, Washington a annoncé la signature de 11 nouveaux cadres bilatéraux ou mémorandums d’entente sur les minerais critiques, s’ajoutant à dix accords conclus au cours des cinq derniers mois. Les autorités américaines indiquent également que des négociations ont été finalisées avec dix-sept autres pays.
Le secrétaire d’État a par ailleurs annoncé la création de FORGE (Forum on Resource Geostrategic Engagement), appelé à succéder au Minerals Security Partnership (MSP), avec pour mission de coordonner l’action des partenaires au niveau politique et des projets afin de renforcer des chaînes d’approvisionnement jugées « diversifiées, résilientes et sécurisées ».
La veille de la ministérielle, un mémorandum d’entente entre Glencore et l’Orion Critical Mineral Consortium, soutenu par les États-Unis, a été signé en lien avec une acquisition potentielle d’actifs en RDC, selon le département d’État. Le document s’inscrit, selon Washington, dans le cadre du partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC visant à encourager les investissements américains dans le secteur minier et à sécuriser les flux de cuivre et de cobalt.
Les autorités américaines ont également mis en avant la mobilisation de plus de 30 milliards de dollars en lettres d’intérêt, prêts, investissements et autres soutiens publics au cours des six derniers mois pour des projets liés aux minerais critiques, en partenariat avec le secteur privé.
Enfin, les États-Unis ont annoncé le lancement de Project Vault, un programme piloté par l’Exim Bank destiné à établir une réserve stratégique américaine de minerais critiques, doté d’un financement pouvant atteindre 10 milliards de dollars, ainsi que de nouveaux plans d’action commerciaux avec le Mexique et, à l’étude, avec la Commission européenne et le Japon.