Le Burundi s’apprête à assumer, à compter du 15 février 2026, la présidence rotative de l’Union africaine, une première depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963 devenue Union africaine, a annoncé l’ambassadeur Edouard Bizimana dans un message au public.
Selon le ministre burundais, cette présidence constitue à la fois « un signe de confiance politique », une opportunité politique, économique et stratégique, ainsi qu’une responsabilité collective nécessitant l’implication de l’ensemble de la société burundaise, des institutions publiques et privées, du secteur économique, de la jeunesse, des chercheurs et des partenaires du pays.
Le message souligne que la présidence burundaise intervient dans un contexte régional et international qualifié de complexe, marqué notamment par des conflits armés, des catastrophes naturelles, des défis économiques et une dégradation du climat de concertation internationale.
Parmi les priorités annoncées figurent l’accélération de la mise en œuvre du thème de l’année 2026 de l’Union africaine, consacré à « l’eau et l’assainissement pour tous d’ici 2063 », la poursuite du dialogue continental de la jeunesse sur la paix, la sécurité, la recherche et l’innovation, ainsi que le renforcement de la participation des jeunes et des femmes aux processus de paix, dans le cadre de l’initiative « Faire taire les armes d’ici 2030 ».
La présidence burundaise entend également contribuer à l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), avec un accent particulier sur le commerce électronique, un colloque international devant être organisé à Bujumbura sur cette thématique.
Le Burundi devra par ailleurs assurer la conduite des activités ordinaires de l’Union africaine, dont les sommets annuels, les réunions statutaires et le suivi des relations avec les partenaires stratégiques, notamment l’Union européenne, la Chine, les États-Unis, la Russie, l’Inde, le Japon et les Nations unies, selon le message.
Les crises continentales resteront au centre de l’attention, en particulier la situation à l’est de la République démocratique du Congo, en Libye, au Sahel et au Soudan, ainsi que les situations de catastrophes naturelles et d’urgences humanitaires.
Le ministre a enfin appelé à une mobilisation générale de l’appareil diplomatique burundais et des missions étrangères, évoquant des opportunités accrues de visibilité internationale et d’attraction d’investissements pour le Burundi, tout en reconnaissant des défis liés aux ressources financières, logistiques et aux capacités humaines.
L’ambassadeur Edouard Bizimana a conclu son message en saluant le travail de la mission permanente du Burundi auprès de l’Union africaine et en appelant à l’unité pour la réussite de ce mandat continental.