Explorée à seulement 19%, la RDC veut intensifier la recherche géologique et minière
Vendredi 13 mai 2022 - 08:38
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Photo d'illustration ACTUALITE.CD

Selon diverses statistiques, la connaissance du potentiel minier de la RDC était d’’à peine 29% en 2018. Cette année là, le ministère des mines, selon ses engagements contenus dans le rapport annuel de performance pour l’’exercice 2019, ambitionnait de porter le taux de connaissance du potentiel minier de “29% à 37 % en 2021”. En ce qui concerne le taux du potentiel géologique, le ministère comptait le porter “de 35% à 42 % en 2021”. Quant au taux de couverture de la cartographie minière du territoire congolais, le ministère s’’engageait à le porter de “15% à 22% en 2021”. Visiblement, la situation n’a pas beaucoup évolué. 

En 2022, la RDC n’est explorée approximativement qu’à 19% de ses potentialités, a affirmé Jean-Michel Sama Lukonde dans son discours à la 27e édition du Forum Investing in African Mining Indaba, en Afrique du Sud. Insignifiant par rapport aux défis qui attendent le pays. Le Premier ministre estime qu’une intensification de la recherche géologique et minière s’avère indispensable. 

C’est dans ce sens qu’un Plan stratégique national d’exploration et de certification des réserves minérales, portant sur l’ensemble du Territoire national, a été élaboré. Ce document met en exergue notamment « six blocs d’intérêt minier évident, renfermant des zones de recherches géologiques intéressantes. Il s’agit des blocs Kasaï, Katanga, Equateur, Kivu, Kongo-Central et Kwilu ».

Sans donner un calendrier précis, le Gouvernement, par le biais de son Service Géologique National, annonce qu’il va procéder à la cartographie géologique nationale ainsi qu’à la certification des réserves minérales nationales, dont la plupart appartiennent aux entreprises minières du Portefeuille de l’État, telles la GECAMINES, la MIBA, la SOKIMO, la SAKIMA, et d’autres encore.

En RDC, la croissance réelle du PIB, estimée à 6,2 %, a rebondi en 2021, soutenue essentiellement par le secteur minier et les services. Le déficit du compte courant s'est même réduit à 1% du PIB, grâce au niveau élevé des exportations minières. D’ailleurs, le rebond dans le secteur minier a permis une augmentation significative des réserves internationales brutes, atteignant près de 3 milliards de dollars ou 6,4 semaines d'importations à la fin de 2021, selon le FMI. 

Le gouvernement veut aller plus loin. « Toutes les Provinces de la RDC sont minières et disposées à accueillir les investissements dans la recherche géologique, l’exploitation et la transformation », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, s’appuyant notamment sur les chiffres présentées par l’ANAPI qui rapportent que la  République Démocratique du Congo est connue pour son potentiel minier représentant plus ou moins 1.100 différentes substances minérales. La superficie de la RDC représentant 100%, compte 2.345.000 Km2. Selon le Cadastre ministre (CAMI), l’espace libre, non couvert par les titres miniers, représente 90,86%, soit 2.130.840,34 Km2 et l’espace occupé, couvert par les titres miniers représente 9,13%, soit 214.159,66 Km2. Ceci laisse entendre qu’il y a encore de l’espace dans le domaine minier qui peut encore recevoir des demandes en droits minier.

Lire aussi: La RDC veut se positionner en géant des hydrocarbures en Afrique, le gouvernement lance des appels d'offres pour plusieurs blocs pétroliers dès le mois de juillet 2022

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