À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a lancé officiellement le mois dédié aux droits des femmes en République démocratique du Congo, le dimanche 8 mars, au Stade Tata Raphaël.
La cérémonie, organisée dans la salle de spectacle du stade, a réuni plusieurs personnalités politiques et sociales du pays. Parmi elles figuraient notamment la Première ministre Judith Suminwa Tuluka ainsi que la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi.
Dans son allocution, la ministre Micheline Ombae a salué la présence de ces deux figures féminines au sommet de l’État, estimant que leur parcours constitue une source d’inspiration pour les jeunes filles congolaises. Elle a également rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elle a qualifié de champion de la masculinité positive.
Un thème national axé sur l’autonomisation
Alors que la communauté internationale met l’accent cette année sur le triptyque « Droits, justice et action », la RDC a retenu comme thème national : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en RDC ».
Pour la ministre du Genre, il ne s’agit plus seulement de garantir des protections juridiques, mais de promouvoir une autonomisation économique réelle.
« L’autonomisation des femmes est un impératif de dignité », a-t-elle déclaré, appelant à transformer les politiques publiques en opportunités concrètes pour les femmes à travers le pays.
Elle a également évoqué la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, rappelant que les conflits armés continuent d’exposer les femmes à de graves violences.
Un appel à dépasser les clivages politiques
Micheline Ombae Kalama a insisté sur la nécessité de dépasser les divisions politiques lorsqu’il s’agit des droits des femmes. « Lorsqu’il s’agit de la dignité de la femme, il ne peut y avoir ni division ni frontières politiques. Les droits des femmes n’ont ni couleur ni appartenance partisane », a-t-elle affirmé.
Au-delà du caractère symbolique de la célébration, les autorités annoncent une série d’initiatives durant tout le mois de mars visant à renforcer l’autonomisation des femmes et des filles, aussi bien à Kinshasa que dans les provinces.
L’objectif affiché par le gouvernement est de traduire les engagements législatifs en résultats socio-économiques concrets, afin que les politiques publiques en matière d’égalité bénéficient effectivement aux femmes sur l’ensemble du territoire.
Nancy Clémence Tshimueneka