À l’UCC, Tina Salama exhorte les jeunes filles à devenir « des femmes capables et compétentes »

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Tina Salama à l'UCC

La deuxième édition du Salon de la jeune fille s’est clôturée samedi 7 mars à l’Université Catholique au Congo, autour du thème « Impacter pour influencer ». Pendant deux jours, les étudiantes ont pris part à des échanges, conférences et témoignages destinés à les encourager à développer leur leadership, leur confiance en elles et leur engagement dans la société.

Parmi les intervenantes, la porte-parole du Président de la République, Tina Salama, a partagé son parcours avec les participantes, dans le but de les inspirer et de les encourager à persévérer dans leurs études et leurs ambitions.

« Nous sommes venues leur parler de notre parcours pour les inspirer et leur dire qu’elles doivent se battre, car la société d’aujourd’hui devient de plus en plus compétitive. Il faut des femmes capables et compétentes. Il n’y a pas de cadeau, il faut faire des efforts », a-t-elle déclaré.

Elle a également insisté sur l’importance de la formation académique pour permettre aux jeunes femmes de saisir les opportunités et d’accéder aux postes de responsabilité.

« Il y a de la place pour tout le monde, mais la formation est très importante. Aujourd’hui, avec la politique de promotion du genre du Chef de l’État, on nomme de plus en plus de femmes dans les postes de décision. Mais ces femmes doivent être capables, car il n’y a pas de cadeau; elles doivent mériter ces postes, d’autant plus que les femmes sont souvent jugées doublement », a-t-elle expliqué.

Selon elle, l’université constitue un cadre essentiel pour préparer les jeunes filles aux défis du monde professionnel. Elle a également invité les étudiantes à rester concentrées sur leurs études.

De son côté, Lydie Omanga, vice-présidente de l’Arptc a salué l’initiative et la qualité des discussions menées lors de cette rencontre, notamment autour des notions de masculinité positive et de féminisme.

« J’ai aimé l’initiative. L’activité était intéressante, surtout avec les échanges sur la masculinité positive et la question féministe. Il est important de rappeler que les hommes et les femmes ne sont pas ennemis, mais plutôt des alliés qui doivent travailler ensemble. Les questions sur les droits des femmes ne concernent pas uniquement les femmes. Les hommes conscients sont également concernés par ces questions », a-t-elle indiqué.

Pour sa part, Elo Walha, directrice de cabinet au ministère de la Jeunesse, a encouragé les participantes à réfléchir à l’impact qu’elles peuvent avoir dans leur environnement.

Selon elle, l’influence ne passe pas uniquement par les paroles, mais aussi par l’attitude et le comportement.

« On peut impacter par le silence, par sa posture, par son sourire, par sa parole ou encore par son habillement. Impacter, c’est ne pas avoir peur de se salir pour élever l’autre. Il faut d’abord travailler sur soi-même avant de chercher à donner. Il faut prendre le temps de se connaître et de se projeter dans l’avenir », a-t-elle conclu, ajoutant que chacun doit définir lui-même son identité et ses objectifs.

À travers ce deuxième salon de la jeune étudiante, les organisateurs entendent offrir aux jeunes étudiantes des espaces d’échanges et des modèles inspirants afin de les encourager à jouer pleinement leur rôle dans la société congolaise.

Divine Mbala