La situation politique en République Démocratique du Congo est devenue tendue après les déclarations de Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, qui s'est opposé à l'idée de réviser la Constitution. Suite à ses propos, le Bureau du Sénat a exprimé son désaveu, ce qui a conduit le groupe politique Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) à clarifier sa position. Dans une déclaration, les sénateurs de l'AFDC-A ont affirmé que Lukwebo n'avait pas présenté sa sortie médiatique pour discussion ou validation au sein du groupe.
Les membres de l'AFDC-A ont également réaffirmé leur soutien aux initiatives du Président Félix Tshisekedi, veillant à souligner la souveraineté nationale et le respect de la Constitution. Ils ont exprimé leur confiance dans les réformes en cours et les succès diplomatiques de la République, en mettant l'accent sur l'importance du maintien de l'unité nationale et de la paix durable, malgré les défis sécuritaires dans l'Est du pays.
Le débat autour de la Constitution, notamment sa révision, a été ravivé à l'occasion du 20ᵉ anniversaire de celle-ci, célébré le 18 février. Le climat sociopolitique est marqué par des tensions, avec des factions divergeant sur le rôle du Chef de l'État, Félix Tshisekedi. Lukwebo a défendu l'idée que le président dispose d'un mandat jusqu'en 2028, provoquant des dissensions au sein de sa propre famille politique.
En réponse à sa prise de position controversée, Bahati Lukwebo fait l'objet d'une pétition visant à sa déchéance du poste de deuxième vice-président du Sénat. Initiée par le sénateur Dany Kabongo, cette pétition a déjà recueilli 37 signatures en prévision de la rentrée parlementaire prévue le 15 mars.