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Ekoki : le projet qui ambitionne de lutter contre les masculinités toxiques

Mercredi 15 mai 2019 - 17:39
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Présentation du projet Ekoki de l'association " Si Jeunesse savait"

Du premier janvier 2019 au 31 décembre 2020, 2880 jeunes de Masina , Ndjili, Kimbanseke et Bandalungwa sont au centre du projet “EKOKI” de  l’association 3Si Jeunesse savait” (SJS). Ce projet vise à réduire le taux des violences faites à la femme, en incluant la lutte contre les masculinités toxiques chez les jeunes garçons.

Par “masculinités toxiques”,  il est question d’une approche qui promeut le rapport de domination de l’homme sur la femme. Elle se développe dès le bas âge et cause des dégâts à l’âge adulte, mettant ainsi en danger la vie des femmes.  Par contre, les “Masculinités désignent le fait que des hommes choisissent de vivre leur vie loin de toutes formes de violences à l’égard des femmes.

Le 10 mai dernier, au Centre Wallonie Bruxelles, “Si Jeunesse savait” s’est penché sur cette thématique à travers un atelier focalisé sur la lutte contre le harcèlement sexuel. Cela a également été l’occasion de dévoiler  le projet “Ekoki”, “Assez” en français. “Ekoki” lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et favorise l’égalité Homme-Femme. Le choix opéré sur les trois premières communes de l’Est de Kinshasa se justifie par “la forte densité de la population” et celle de l'ouest, Bandalungwa qui “est un quartier animé qui reçoit les jeunes venant de toute part” selon Patience Luyeye, chargée de suivi et évaluation des projets.

Parmi les stratégies mises en place pour concrétiser “Ekoki” , on compte la “Formation de  12 facilitateurs et facilitatrices afin de conduire les clubs des jeunes garçons et des jeunes filles, 1440 filles capables de dénoncer ou ne pas se soumettre à la violence et 1440 garçons qui intègrent les attitudes et comportements équitables entre les garçons et les filles” décrit le programme.

Ce projet se réalise avec le financement de Brussel International par le biais de l’ONG “Le Monde selon les femmes” et d’autres partenaires tels que Save the children, Promundo, EHAI.

Prisca Lokale