Maladie mortelle à Bulungu : « Ce n'est pas Ebola, c'est le paludisme », explique Jean-Jacques Muyembe

Service infographie ACTUALITE.CD
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Les résultats des analyses relatives à la maladie suspecte qui a fait une dizaine de morts et plusieurs malades au village Mukulubiala, dans le territoire de Bulungu, sont désormais disponibles. Selon l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), il s'agit du paludisme et non de la maladie à virus Ebola. Joint par ACTUALITE.CD, le directeur général de l'INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, n'exclut pas l'hypothèse d'un paludisme mal traité ou non traité comme étant à l'origine de ces décès.

Au Kwilu, un nouveau prélèvement d'échantillons a été effectué, en complément des premiers déjà envoyés à l'INRB. Le ministre provincial de la Santé affirme que les 12 premiers échantillons avaient été prélevés par des personnes « non formées ». Les équipes nouvellement déployées à cet effet auraient achevé leur mission sur le terrain mardi dernier.

D'après Robert Dinsodi, la situation remonte au 31 mai, lorsque le nombre de décès a commencé à augmenter. Au total, 12 décès ont été enregistrés, touchant des personnes d'âges variés, dont certaines âgées de moins de 25 ans. Robert Dinsodi annonce également la guérison de plusieurs malades après leur prise en charge avec un traitement antipaludique.

Cette suspicion de maladie a provoqué un déplacement de populations vers le territoire voisin d'Idiofa, à la recherche d'un refuge.

Selon les autorités sanitaires, cette zone figure parmi celles où le paludisme est endémique depuis plusieurs années. Les personnes touchées ont notamment présenté des douleurs abdominales, des vomissements et de la fièvre.

Jonathan Mesa