L’insécurité persistante dans le secteur de Katoy, en territoire de Masisi au Nord-Kivu, a poussé les autorités éducatives à délocaliser les centres de passation de l’Examen d’État Remeka 1 et Remeka 2 vers Biriko, dans le groupement Waloa Loanda en territoire voisin de Walikale.
Cette mesure exceptionnelle a été prise par les responsables de la province éducationnelle Nord-Kivu 3 afin de garantir la participation des finalistes du secondaire aux épreuves certificatives de l’édition 2026. Selon les autorités scolaires, la détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie de Masisi, marquée par des affrontements récurrents entre les rebelles de l’AFC/M23 et les FARDC appuyées par les Wazalendo, a entraîné d’importants déplacements de populations, y compris des élèves et du personnel enseignant.
Face à cette situation, les autorités éducatives ont opté pour le transfert de ces deux centres vers Biriko afin de permettre aux candidats de poursuivre normalement leur cursus et de clôturer l’année scolaire dans des conditions plus sûres.
Avec cette délocalisation, l’agglomération de Biriko accueille désormais trois centres de passation de l’Examen d’État. Située à la jonction des territoires de Walikale et Masisi au Nord-Kivu ainsi que de Kalehe au Sud-Kivu, cette localité devient un important pôle éducatif pour les finalistes déplacés par l’insécurité.
Des sources sécuritaires locales indiquent que les trois centres sont placés sous la protection des FARDC, de la Police nationale congolaise et des éléments Wazalendo. Depuis le lancement de la session ordinaire de l’Examen d’État, aucun incident majeur n’a été signalé dans les sites de passation, permettant aux candidats de composer dans un climat relativement calme.
Cette délocalisation illustre les défis auxquels fait face le secteur de l’éducation dans les zones touchées par les conflits armés, mais aussi les efforts consentis pour garantir la continuité de l’enseignement et la tenue des examens nationaux malgré le contexte sécuritaire difficile.