Mpasi a longtemps tenu, la Colombie a fini par trouver la faille

L. MPASI
L. Mpasi

Pendant 75 minutes, la RDC a cru pouvoir reproduire le scénario du Portugal. Résister, souffrir, attendre son heure. Mais cette fois, les Léopards ont fini par céder. Battus par la Colombie (0-1), ils ont longtemps survécu grâce à un immense Lionel Mpasi avant de craquer sur une frappe de Daniel Muñoz déviée par Steve Kapuadi.

Le contraste avec le match contre le Portugal a sauté aux yeux dès les premières minutes. Les Congolais ont bien commencé, avec une lourde frappe d'Edo Kayembe dès la 56e seconde. Mais très vite, la Colombie a pris le contrôle du ballon et du rythme.

Daniel Muñoz a cru ouvrir le score dès la 7e minute avant de voir son but refusé pour hors-jeu. James Rodríguez a ensuite commencé son récital. À gauche, à droite, dans l'axe, le meneur colombien a dicté le jeu de son équipe. Les frappes se sont multipliées et Lionel Mpasi a dû sortir le grand jeu.

Parade sur une tentative de Muñoz. Parade sur une frappe lointaine de James. Nouvelle intervention sur une autre frappe colombienne. Sortie du bout des doigts sur un centre vicieux. Puis un ballon boxé sur corner. À mesure que le match avançait, le gardien congolais devenait la principale raison pour laquelle le score restait vierge.

Devant lui, Axel Tuanzebe, Chancel Mbemba et Steve Kapuadi ont longtemps tenu. Tuanzebe s'est encore distingué dans ses duels avec Luis Díaz. Kapuadi a coupé plusieurs situations dangereuses. Mbemba a colmaté les brèches.

Mais la RDC a trop rarement réussi à exister avec le ballon.

Les difficultés observées en première période ont persisté : sorties de balle compliquées, transmissions imprécises et peu de connexions entre Wissa et Bakambu. Samuel Moutoussamy et Edo Kayembe ont beaucoup donné dans l'effort et le combat, mais la qualité technique colombienne a souvent fait la différence dans l'entrejeu.

Les meilleures situations congolaises sont venues d'Arthur Masuaku. Très actif sur son côté gauche, il a multiplié les centres dangereux. L'un d'eux a failli trouver Bakambu juste avant la pause. En seconde période, Aaron Wan-Bissaka a également élevé son niveau de jeu, enchaînant interceptions et relances propres.

La RDC a même connu son meilleur moment après la pause. Wissa a intelligemment remis un ballon à Moutoussamy à l'entrée de la surface, mais le milieu congolais a manqué sa frappe. C'était l'une des rares fois où les Léopards avaient réussi à désorganiser le bloc colombien.

Puis est arrivée la 75e minute.

Daniel Muñoz a frappé. Steve Kapuadi a dévié involontairement le ballon. Mpasi, jusque-là infranchissable, a été pris à contre-pied. La Colombie venait enfin de trouver la faille.

Menée, la RDC a tenté de réagir. L'entrée de Nathanaël Mbuku a apporté du danger. Sa frappe à la 90e minute a obligé le gardien colombien à une intervention décisive. Les corners se sont succédé dans le temps additionnel. Mbemba a même placé une tête, sans réussite.

Mais cette fois, il n'y aurait pas de miracle.

La RDC quitte Houston avec une défaite frustrante mais logique. Frustrante parce qu'elle n'a cédé que sur un ballon dévié. Logique parce que la Colombie a dominé la rencontre dans la possession, les occasions et l'intensité.

Les Léopards joueront désormais leur avenir dans cette Coupe du monde lors du dernier match contre l'Ouzbékistan. Une rencontre qu'ils devront aborder avec davantage d'ambition offensive s'ils veulent prolonger leur aventure.