Beni : l’ACOFEPE exige des enquêtes après l’agression d’une journaliste

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La journaliste Guilaine Kahumula

L’Association congolaise des femmes de presse écrite (ACOFEPE) a dénoncé l’agression dont a été victime la journaliste reporter-indépendante  Guilaine Kahumula dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, et a appelé les autorités à renforcer la protection des professionnels des médias.

Dans un communiqué, l’organisation a exprimé sa vive indignation après cette attaque survenue dans la nuit de dimanche à lundi au quartier Matonge.

Selon les informations rapportées par l’ACOFEPE, la journaliste aurait été interceptée par des hommes armés non identifiés circulant à moto alors qu’elle se trouvait à proximité de son domicile. Les assaillants lui auraient arraché son sac à main après l’avoir coincée contre un mur.

D’après le témoignage de la victime relayé dans le communiqué, le sac contenait notamment ses cartes professionnelles, sa carte d’électeur, une somme de 150 000 francs congolais ainsi que 80 dollars américains.

Une atteinte à la sécurité des femmes journalistes

Pour l’ACOFEPE, cette agression illustre les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les femmes journalistes dans l’exercice de leur profession, particulièrement dans les zones marquées par l’insécurité.

L’organisation estime que de tels actes contribuent à instaurer un climat de peur susceptible d’affecter la liberté de la presse et le libre exercice du journalisme.

L’association a appelé les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de cette agression.

Elle a également exhorté les services de sécurité à renforcer les dispositifs de protection des journalistes ainsi que des populations civiles dans la ville de Beni.

Tout en réaffirmant son attachement à la sécurité des professionnels des médias, l’ACOFEPE a exprimé sa solidarité à l’endroit de Guilaine Kahumula et lui a souhaité un prompt rétablissement après cette épreuve.