Son histoire symbolise à la fois les défis imposés par l’épidémie d’Ebola et l’espoir porté par la prise en charge médicale. Candidate autodidacte à l’Examen d’État édition 2026, Julienne Kahindo a retrouvé le chemin de la salle de passation ordinaire après avoir été soignée de la maladie à virus Ebola au Centre de traitement d’Ebola (CTE) installé au Centre médical évangélique (CME) de Bunia.
Originaire de Boga, à plus de 100 kilomètres de Bunia, la jeune finaliste n’avait pas pu rejoindre son centre d’examen en raison de son état de santé. Contaminée après avoir accompagné sa grand-mère malade au CME, elle a été admise au Centre de traitement Ebola alors que les épreuves certificatives venaient de débuter.
Grâce à un dispositif mis en place par les autorités sanitaires et éducatives, Julienne a néanmoins pu poursuivre ses examens depuis le centre de traitement avant d’être déclarée guérie et de réintégrer une salle ordinaire de passation.
"Je devais présenter les épreuves à Boga à plus de 100 kilomètres de Bunia, mais la maladie à virus Ebola m’a empêchée de rejoindre mon milieu d’origine. Les autorités scolaires ont entrepris des démarches afin que je puisse passer l’Examen d’État ici, au Centre de traitement d’Ebola", a-t-elle témoigné.
Son parcours peut également illustrer l’efficacité de la prise en charge médicale lorsqu’un patient est admis rapidement dans une structure spécialisée. Selon son témoignage, son état de santé s’est progressivement amélioré après plusieurs jours de traitement.
"J’étais venue ici dans un état grave avec la diarrhée, les vomissements, une grande faiblesse et d’autres symptômes. Aujourd’hui, j’ai repris la force", a confié la jeune candidate.
Alors que l’épidémie continue de toucher plusieurs zones de l’Ituri, le cas de Julienne Kahindo constitue un message d’espoir pour les communautés affectées. Son rétablissement rappelle que la maladie à virus Ebola peut être vaincue grâce à une détection précoce, une prise en charge adaptée et une collaboration étroite avec les équipes de la riposte.
Au-delà de sa guérison, la jeune finaliste poursuit désormais un autre combat : celui de décrocher son diplôme d’État malgré les épreuves sanitaires qui ont marqué son parcours scolaire.
Freddy Upar, à Bunia