Ituri : après l’attaque des ADF à Mambasa, les FARDC découvrent une troisième cache d’armes de la coalition CRP-Zaïre et obtiennent la reddition de quatorze de ses éléments (Gouvernement)

FARDC
Johnny Luboya Nkashama, Gouverneur militaire de l'Ituri lors d'une parade des FARDC dans sa juridiction.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo, a fait part au gouvernement de la situation opérationnelle et sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo. Dans sa note d’information présentée lors de la 85ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 3 avril 2026, il a tenu à préciser que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) restent en alerte et déterminées à défendre leurs positions ainsi que les populations contre la coalition d’agression représentée par l’armée rwandaise et la rébellion de l’AFC/M23.

"Dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, les FARDC s’activent pour la mise en œuvre des engagements convenus à Washington concernant la question des  Forces démocratiques de libération du Rwanda ( français : Forces démocratiques de libération du Rwanda , FDLR)"a-t-il fait savoir dans le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement. 
 

Dans la province de l’Ituri, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, est également revenu sur l’incident évoqué par son collègue de l’Intérieur, notamment l’attaque des ADF dans le territoire de Mambasa, ayant causé la mort de plus de 40 personnes ainsi que d’importants dégâts matériels. Il a tenu à préciser que les Forces armées de la République démocratique du Congo s’emploient à absorber cette violence et à proscrire toute forme de déplacement de populations, afin d’assurer leur sécurité dans leurs milieux de vie.

Dans le territoire de Djugu, a-t-il poursuivi, outre la découverte d’une troisième cache d’armes appartenant à la coalition CRP-Zaïre et la reddition de quatorze de ses éléments, des signes jugés positifs, les FARDC poursuivent la traque des éléments résiduels responsables d’attaques contre les populations civiles et d’embuscades.

Dans le Haut-Katanga, le ministre de tutelle, cité par le porte-parole du gouvernement, a révélé que le chef d’état-major général des FARDC a lancé une opération visant la neutralisation des insurgés. Sur le même volet sécuritaire, le ministre délégué chargé des Anciens combattants a présenté la situation dans les périphéries de la ville-province de Kinshasa ainsi que dans la province du Maï-Ndombe, notamment dans le cadre des opérations menées contre les Mobondo.

Cette note d’information du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, démontre une fois de plus la précarité et le niveau de détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République Démocratique du Congo, en dépit des initiatives diplomatiques en cours pour régler les tensions sécuritaires entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23.

A cette situation s’ajoute l’activisme des Forces démocratiques alliées (ADF). Parmi tous les groupes armés sévissant à l’est de la République démocratique du Congo, ils figurent parmi les plus meurtriers de ces dernières années. D’origine ougandaise et affiliés à l’organisation État islamique, ces djihadistes, qui mènent des attaques contre des civils, continuent de sévir de la RDC jusqu’en Ouganda, malgré l’action conjointe des forces armées des deux pays.

Clément MUAMBA