Kinshasa—Masina : face aux manœuvres de la société Sep Congo à démolir sa clôture en fer sur la route éponyme en construction, circulation pénible des véhicules

Photo d'illustration
Bouchon sur l'avenue Sep Congo, causé par le maintient de la clôture en fer de la société pétrolière qui traîne à libérer une partie en vue de la poursuite des travaux.

La route Sep Congo, longtemps abandonnée, a miraculeusement connu un début des travaux en 2023, signe d’un ouf de soulagement d’une grande population kinoise massée dans ce coin. Longeant le quartier Petro Congo dans la commune de  Masina, elle part du point de sa jonction avec l’avenue Abattoir et débouche sur le boulevard Lumumba, à la hauteur du marché dit « Bitabe» dans le district de la Tshangu.

Travaux bloqués, asphyxie de la circulation 

Alors que les travaux avançaient considérablement avec la construction des caniveaux sur les deux flancs, ils se vont vus stoppés net, lorsqu’ils sont arrivés au niveau de la clôture en fer de la société pétrolière Sep Congo, qui occupe une gigantesque concession, qu’elle a entendue jusque sur l’avenue. Une grande partie de la route, soit une bande entière, doit passer par là, ce qui signifie que Sep Congo doit détruire sa clôture, la reculer à environ cinq mètres de là où elle se trouve afin de permettre la poursuite des travaux de cette route qui va désengorger le boulevard Lumumba. Ce qu’elle tarde de faire.

Conséquences : lorsque des motos deux et trois pneus qui fréquentent régulièrement la partie déjà construite croisent un gros camion devant elles sur cet axe où la clôture de la société pétrolière représente près d’un kilomètres de longueur, elles sont obligées de faire machine arrière, en dépit de leur nombre. Résultat : un bouchon se forme, et ce sont des heures entières d’incompréhension voire d’insultes sur la partie étroite de la chaussée.

Dans cette foire d’empoigne, d’autres motos investissent le trottoir, disputant le passage avec des piétons, coincés sur des murs des clôtures des habitations qui donnent à la route.

« Si aujourd'hui les travaux sont à l'arrêt, c'est à cause de cette clôture de Sep Congo, qui ne boude de l'enlever. Chaque jour c'est comme ça. On fait parfois une heure dans ce genre de manœuvres, sans un élément de la circulation routière», explique à ACTUALITÉ.CD une dame sur une moto à trois pneus.

En janvier dernier, les ministres des hydrocarbures et des travaux publics avaient effectué une descente sur le lieu. Ils avaient pris langue avec la direction de Sep Congo pour voir dans quelle mesure elle devait collaborer avec l’Office de Voirie et de Drainage afin de décanter la situation.  À l’issue des échanges, lit-on dans une dépêche de la cellule de communication du ministère des hydrocarbures, un délai d’une semaine était accordé à Sep Congo «pour donner des solutions adéquates à la réalisation de ce projet du gouvernement,  tenant compte des aspects sécuritaires liés aux hydrocarbures.

Mais depuis lors, ACTUALITÉ. CD constate que cet ultimatum n’a pas été observé par la société pétrolière, qui maintient là sa clôture, au malheur de la circulation sur cette route en chantier.

Samyr LUKOMBO