Grève générale depuis le début de la semaine à Shabunda centre pour dénoncer l’insécurité, les abus des wazalendo et exiger leur retrait de la cité

Shabunda sur la carte
Shabunda sur la carte

Les habitants de Shabunda centre, au Sud-Kivu, observent depuis le mardi 27 janvier, des journées villes mortes pour exiger la cessation de l'insécurité et leur départ de la cité. C’est  à l’appel de la société civile de Shabunda après des abus attribués à certains wazalendo.

Depuis le lundi, plusieurs activités dont les écoles et même les marchés n’ont pas fonctionné. "Boutiques, magasins, marchés...ne fonctionnent pas. Le trafic d'engins roulants est suspendu", dit un habitant de Shabunda.

“Ça fait 4 jours que les écoles n’ont pas fonctionné et ça perturbe les activités scolaires surtout en cette période des examens de première session à l’école secondaire”, ajoute un autre habitant.

Isaac Rashidi, président de la société civile du territoire de Shabunda, explique que ces journées villes mortes ont été décrétées après plusieurs actes d’insécurité commis par les wazalendo.

"Nous avons déclenché la ville morte à Shabunda parce que la population en a marre avec les crimes que commettent certains des wazalendo à Shabunda. Nous citons la multiplicité des barrières, l'extorsion d'argent des paisibles citoyens, les tueries à répétition", énumère Isaac Rashidi, président de la société civile de Shabunda.

M. Rashidi a également indiqué que vendredi dernier, une altercation entre les wazalendo et la population a fait quatre morts dont trois civils ainsi que des blessés.

"Nous demandons au conseil de sécurité et au gouvernement provincial de demander à tous ces wazalendo qui sont dans le centre d'aller sur les lignes de front. Nous ne resterons à Shabunda qu'avec les FARDC, la police et les services de sécurité", déclare le président de la société civile de Shabunda.

La société civile a appelé les responsables du Réserve armée pour la défense (RAD) à remettre de l’ordre dans la gestion des wazalendo dans cette partie de la province du Sud-Kivu.